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Monde de l'entreprise, un monde parfois obscur

Le monde de l'entreprise est un monde qui n'a jamais réellement su communiquer en France avec son environnement proche. Parfois décriée, parfois vilipendé, l'entreprise est aussi, mais rarement, félicitée. Ses règles de fonctionnement sont parfois complexes pour le néophyte ce qui poussent à l'incompréhension courante entre le monde des salariés et le monde des entreprises. Les uns ne comprenant pas pourquoi les autres agissent ainsi et inversement.

Le monde de l'entreprise a ses codes, et cela débute dès la naissance de la société. Ainsi, le fondateur devra choisir la forme juridique la plus adaptée à l'entreprise qu'il souhaite créer. Cette forme dépendra de l'activité de l'entreprise, mais également des capitaux mis en oeuvre ou encore du degré de responsabilité qu'il veut accepter. La SARL ou l'EURL sont ainsi typiques des entreprises où le dirigeant souhaite limiter ses risques, tout en n'ayant pas un fort capital de départ à apporter. Au contraire, une SA ou Société Anonyme sera choisi pour les sociétés dont le capital de départ est plus élevé, et la SAS pour les actionnaires souhaitant simplifiant leurs démarches administratives. Un promoteur construisant un nouvel immeuble se tournera tout naturellement vers les avantages de la société civile immobilière ou SCI et les salariés désireux de racheter leur entreprise se constitueront en Scop. Il existe une multitude de formes juridiques liés au monde de l'entreprise au sens large. Les mutuelles et les banques coopératives ont aussi des statuts spécifiques liées à leurs activités. Un choix cornélien se pose donc aux fondateurs avant même la création de l'entreprise : quel statut choisir ? Pour les sociétés cotées, le problème est simplifié en France. Car seules les entreprises constituées en actions peuvent prétendre à une cotation en bourse.

Mais une fois lancée, l'entreprise se doit de respecter un formalisme plus ou moins élevée selon sa forme juridique, et son éventuelle cotation en bourse. Elle doit ainsi suivre une comptabilité précise, mettre en place des instances représentatives des salariés ou encore développer une gouvernance d'entreprise plus juste. Dans tous les cas, même en respectant toutes ces choses, l'entreprise risque de ne pas échapper à une LBO, une cessation de paiement ou même à une mise sous le Chapitre 11 pour les sociétés américaines. L'histoire tumultueuse des sociétés faite de fusions, d'acquisitions et de restructurations se retrouve ainsi souvent dans leurs noms. Dans tous les cas, gérer au quotidien une entreprise n'est pas un long fleuve tranquille.


Une fois l'entreprise créée, sa valorisation peut devenir essentielle. Ainsi, l'arrivée d'un nouvel actionnaire dans une start up implique la valorisation de l'entreprise à l'instant t pour connaître la part de ce nouvel actionnaire dans le capital. Cette valorisation se base tout aussi bien sur des éléments factuels chiffrés, comme avec la méthode de Gordon Shapiro, que sur des éléments plus qualitatifs à l'instar des analyses stratégiques. Tout peut influer sur la valorisation d'une entreprise. Ainsi, une entreprise cotée sur les marchés aura une valorisation supérieure à une société classique car ses titres seront davantage liquide. Elle obtiendra aussi une prime d'OPA si son capital est éclaté en de multiples actionnaires. Une société opéable cote ainsi bien plus qu'une société dont le capital est verrouillée. Toutefois, il y a fort à parier qu'un éventuel investisseur devra mettre un prix plus élevé pour convaincre un actionnaire familial de vendre ses actions à un tiers.

Le monde de l'entreprise est donc un monde particulier et où les cadeaux ne sont pas légions. Une société fera tout son possible pour voir ses parts de marché grimper, non pas systématiquement pour faire mourir son adversaire mais tout simplement pour continuer d'espérer à survivre. Une simple stagnation de l'activité peut conduire l'entreprise à une cessation de paiements.

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