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Crises depuis 2008 : subprimes, dettes, scandales

Depuis 2008, le monde est frappé de plein fouet par une crise économique majeure. Certains n'hésitant d'ailleurs pas à comparer cette crise à la célèbre crise de 1929 qui a aboutit à la montée des extrêmes en Europe. Mais cette crise est en réalité multiple. Elle n'a pas une seule facette. Il s'agit en réalité d'une succession de crises plus ou moins importantes. Chaque crise entraînant la suivante, et à ce jour, le mouvement ne semble pas s'arrêter et encore moins s'inverser.

Une grande part de la crise actuelle est née en 2008 avec la crise des subprimes. Des ménages américains n'étaient alors plus en mesure de rembourser les échéances de leur crédit immobilier. Des crédits contractés à taux variables qui ont vu leur mensualité fortement augmenter alors que les revenus des emprunteurs n'ont pas suivi. Dans l'impossibilité de rembourser, les banques ont saisi les biens immobiliers. Les banques se sont alors retrouvées détentrices de dizaines de milliers de maisons et d'appartements. Mais plus les banques devenaient propriétaires terriens, plus les prix de l'immobilier s'effondraient. Beaucoup de biens à vendre, mais plus d'acheteurs. Les banques ont alors du provisionner des milliards pour tenir compte de cette perte.

Dans le même temps, les banques avaient titrisé ces prêts immobiliers, et l'ensemble du secteur financier fut touché. Les seules banques préteuses n'étaient plus les seuls à supporter le coût de ces prêts risqués. Et les pertes se sont retrouvées disséminées sur des fonds d'investissements, des compagnies d'assurances ou même des banques d'affaires. La crise était lancée.

Durant plusieurs mois, les Etats-Unis ont soutenu financièrement le secteur financier en ouvrant grand les robinets du crédit, et en aidant financièrement les entreprises les plus en difficulté. Mais le 15 septembre 2008, le gouvernement US marque un coup d'arrêt à cette politique, et laisse Lehman Brothers faire faillite. Les investisseurs tombent de haut, ne pensant pas que l'Etat accepterait une telle faillite. Une peur s'installe parmi les actionnaires.


La crise s'étend bien au-delà des frontières américaines, et les européens subventionnent massivement leurs banques. Les dettes publiques s'accentuent, et les plans de relance se multiplient. Chacun y va de son plan de 20-50 ou 100 milliards d'euros, gonflant ainsi des déficits publics déjà hors de contrôle depuis des années. Les Etats se retrouvent alors touchés à leur tour. Obligés d'obtenir une note pour se financer sur les marchés, certains pays voient leurs notes rétrogradés, et le coût de la dette s'envoler.

Toutes ces crises se font dans un climat détestable avec de nombreux scandales financiers, tels que l'Affaire Kerviel, ou encore la rémunération excessive de certains traders. La Finance est devenue honnie par le grand public, et le simple conseiller clientèle en agence bancaire peut se faire insulter.

Aujourd'hui, les Etats doivent à la fois contenir des déficits publics forts, et une croissance ralentie par la crise économique. Les plans d'austérité ne font parfois qu'accélérer la décroissance du pays, entraînant alors une augmentation des déficits. Un cercle vicieux bien difficile à inverser.


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