Macroéconomie


Valeurs cycliques, de vraies bonnes affaires ?

L'existence de cycles boursiers a fait l'objet de nombreux débats et polémiques. Mais de nos jours, la présence de cycles boursiers n'est plus remise en cause. Ces cycles boursiers sont tout logiquement liés aux cycles économiques. Mais ils deviennent de plus en plus complexes au fil des décennies. En cause notamment la mondialisation des marchés et la difficulté à comprendre les interactions des différentes économies entre elles. Qui dit cycle, dit valeurs cycliques. En effet, certaines valeurs, dites cycliques, sont fortement influencées par la conjoncture.



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Une valeur cyclique est donc directement liée à la conjoncture et à l'environnement économique général ou sectoriel. Son pendant, la valeur défensive, est plus déconnecté de la conjoncture ou d'un secteur en particulier. Les valeurs de croissance par exemple, continuent à croitre malgré la baisse de leurs secteurs d'activités. Certes leur croissance est modérée voire négative, mais bien moins qu'une valeur cyclique.

En effet, le cours d'une valeur cyclique va passer par des phases d'euphorie et donc de très fortes hausses, mais aussi par des phases de très forts déclins. Une valeur cyclique sur dix ans peut ainsi voir son cours rester stable mais avoir une volatilité très forte. Si le cycle est d'une année, la valeur a très bien pu grimper de 80% avant de s'effondrer de 90% l'année suivante. Une aubaine pour les spéculateurs, ou tout simplement pour les investisseurs sachant observer les cycles.

Les secteurs d'activité considérés comme les plus cycliques sont sans doute des marchés matures. Il s'agit par exemple de l'automobile, ou encore de la sidérurgie. Mais aussi des secteurs liés à la consommation, au bâtiment ou aux matières premières. De grandes phases d'expansion sont suivies par une très forte contraction de la demande et donc du chiffre d'affaires des sociétés concernées. Tout naturellement, les sociétés verront leurs bénéfices chuter et par extension le niveau de leurs actions -Le Bénéfice Net Par Action reste un indicateur très suivi par les investisseurs-. Tout bon président d'une entreprise cyclique cherchera à prouver à ses actionnaires qu'elle n'est plus cyclique. En effet, une entreprise cyclique a tendance à faire fuir les actionnaires fidèles car la performance à long terme peut s’avérer peu satisfaisante. Toutefois, pour des investissements plus spéculatifs, les valeurs cycliques sont très recherchées. L'objectif est alors d'acheter en bas du creux pour revendre au plus haut du cycle.


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Acheter au plus bas, pour vendre au plus haut. Sans doute le rêve de beaucoup d'investisseurs mais c'est un rêve inaccessible. Le timing parfait de ce genre d'opérations est impossible à réaliser. Le creux comme le top ne peuvent être déterminés avec précision. Les investisseurs anticipent les bonnes et les mauvaises nouvelles économiques. De fait, le creux peut avoir été passé depuis longtemps avant que les statistiques économiques ne redeviennent favorables à un secteur, et inversement. De fait, il faudra vous armer de patience et de beaucoup d'expérience pour profiter du cycle des valeurs.

Il est toutefois aisé de repérer une société dont le cours évolue en fonction de la conjoncture. Ce repérage se fera en étudiant les cours des valeurs, mais aussi en consultant les données financières de l’entreprise. Une fois ces valeurs repérées, il conviendra de découvrir les éléments économiques les plus liés à la valeur. Il ne vous restera plus alors qu'à suivre avec attention les anticipations économiques des données suivies. Cela reste toutefois beaucoup plus facile à théoriser qu’à pratiquer.