Téléchargez gratuitement le guide des premiers pas

IPO, les introductions à l'américaine

Introductions

L'IPO : un énième acronyme boursier. Cet acronyme est d'autant plus complexe qu'il est anglais et signifie Initial Public Offering. Pour les plus anglophones, vous aurez compris qu'il ne s'agit ni plus ni moins que de l'introduction en bourse d'une société, mais sur le sol américain. Le développement des nouvelles technologies a attiré de nombreux investisseurs sur les IPOs US même sans être résidents américains. En effet, l'IPO peut être un moyen simple d'investir sur une start up américaine en devenir ou sur un mastodonte comme Google. Les plus-values peuvent y être rapides, mais les risques sont aussi très grands.

Si vous êtes un particulier français, vous aurez toutefois beaucoup de mal à participer à une Initial Public Offering aux Etats-Unis. Pour la simple et bonne raison que les titres y sont très difficiles à obtenir. En effet, durant la période classique de réservation des titres, il apparaît qu'aucun investisseur privé ne peut avoir accès aux titres. Il faut donc attendre la cotation de ceux-ci pour pouvoir y prétendre, c'est à dire après la hausse supposée. Certaines introductions suivent aussi le même principe en France, mais en principe, elles sont ouvertes à tous, même si les quantités obtenues, pour les introductions à succès, peuvent être très limitées.

Concrètement, on observe que de manière systématique, les titres sont répartis entre les différents intermédiaires après que le prix ait été fixé au préalable par un "underwritter". Cet "underwritter" est en réalité un syndicat de preneurs fermes. Le prix est donc fixé entre l'offre, et la demande constituée des intermédiaires financiers.

Ce syndicat empêche donc l’accès direct aux titres par les investisseurs particuliers, sauf dans le cas où l’intermédiaire de cet investisseur fait partie du syndicat de preneurs fermes. Cependant, bien que certains intermédiaires ne fassent pas partie de ce syndicat, il est fréquent que des accords soient passés entre les deux protagonistes (syndicat et intermédiaire) permettant aux investisseurs privés d’accéder aux titres une fois les prix fixés.

Si vous souhaitez participer à une IPO aux Etats-Unis, l’idéal est donc de vous rapprocher de votre intermédiaire afin de vérifier avec lui, si vous pouvez participer à l'introduction en fonction des relations qu'il entretient avec le syndicat concerné. Il ne s'agit pas là d'un syndicat au sens français du terme, mais plutôt un regroupement de banques pour un projet précis, ici l'IPO.

Malgré ces quelques difficultés, il apparaît qu'il peut être très intéressant, financièrement parlant, se suivre les IPOs américaines. En effet, on a assisté à plusieurs success story de renom dont l'introduction ne date que de quelques années. L'informatique et le secteur de la santé sont ainsi des secteurs recherchés par les investisseurs. Combien d'investisseurs regrettent encore aujourd'hui de ne pas avoir participé à l'IPO de Google.

Pour ceux que la complexité des IPOs rebuterait, il faudra s'armer de patience. En effet, la croissance enregistrée sur le marché boursier américain a eu pour effet de donner quelques idées à certains laboratoires européens appartenant aux fonds de capitaux investissement -qui connaît une forte appréciation aux Etats-Unis-. Ces laboratoires vont prochainement faire leur entrée à la bourse de Paris. Il y aura donc de bonnes opportunités à saisir sans avoir besoin de passer par les syndicats américains qui n’ont pas la même souplesse que leurs homologues européens..

Pour les plus téméraires d’entre-vous, il est conseillé de suivre de près les jeunes entreprises qui semblent être les plus prometteuses de l'économie américaine. Ainsi on peut constater que leur mode de financement est une donnée intéressante. Les capitaux-risqueurs ont en effet tout intérêt à se désengager d'une société en l'introduisant sur les marchés boursiers. Ces nouvelles structures sont en effet majoritairement financées par les fonds de capital-risque. Il n’est donc pas impossible de réaliser de bonnes opérations grâce aux IPO américaines, sur des introductions moins connues outre atlantique si toutefois vous disposez du bon intermédiaire. Veillez cependant à prendre les bons renseignements avant de vous lancer de manière à éviter toute déception. Une introduction est risquée, et ce d'autant plus, si elle se situe en dehors de votre champ habituel de compétences boursières.


Téléchargez gratuitement le guide des premiers pas

L'IPO n'est donc pas impossible à réaliser de France, mais elle reste complexe. L'idéal étant bien évidemment pour vous d'ouvrir un compte auprès d'un broker US de renom et d'espérer voire votre broker participer au maximum d'IPO. Dans le cas contraire, vous pourrez toujours vous positionner sur le titre après son introduction en Bourse. La hausse du titre Google lors de son introduction reste ainsi très fortement inférieure à sa hausse depuis.