La bourse de Paris



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Histoire de la Bourse de Paris, de 1250 à 1900

Plusieurs milliers de sociétés cotées, une capitalisation boursière de plusieurs centaines de milliards d'euros, des échanges quotidiens qui se montent à 9 chiffres. C'est à travers ces montants que nous connaissons actuellement la Bourse de Paris. Mais avant d'arriver à de tels sommets, l'histoire de la place boursière française a été semée de multiples embûches, et d'évènements.

Mais d'où vient le mot Bourse ?


Ce terme n'est pas anodin et a sa propre histoire. Le terme "bourse" vient du bourgeois de Bruges, Van der Buerse. Ce dernier avait créé un hôtel où les marchands se réunissaient pour échanger leurs marchandises. La Belgique étant à l'époque très réputée en matière d'échanges, le nom s'est rapidement propagé à travers toute l'Europe. La bourse est en effet le lieu d'échanges par excellence, et facilite la rencontre entre les vendeurs et les acheteurs.

Les prémisses


Avant de permettre l'échange de titres, il était nécessaire que ces titres existent. C'est en 1250 que Toulouse a vu naître les premiers titres échangeables dénommés Uchaux. Ces uchaux, au nombre de 96, voyaient leur prix varier en fonction de la conjoncture économique. Issus de la"Société de Moulins de Bazacle", la société est restée cotée jusqu'à très tardivement à la Bourse, 1946, sous le nom de "Société Toulousaine d'Electricité de Bazacle".

Près de 300 ans plus tard, aux environs de 1540, la Bourse de Lyon voit le jour. Ceux sont essentiellement des effets de commerce et de l'escompte qui font le succès de cette bourse, concurrente de la Bourse d'Anvers. Rappelons qu'à l'époque, la monnaie unique n'était pas à l'ordre du jour. Chaque seigneur frappait sa propre monnaie. Les opérations de change étaient donc très importantes. Et les fortunes se faisaient uniquement en permettant aux marchands d'échanger facilement leurs monnaies.

En 1572, devant le développement des "courratiers", Charles IX rédige un édit fixant les règles de la profession. Un des points essentiels de cet édit concernait la séparation stricte entre les activités des "courratiers" pour le compte de leurs clients et pour leur compte propre. Autrement dit, un courratier ne pouvait spéculer pour leur propre compte sur les marchés avec l'argent de leurs clients. En 1639, le terme courratier est définitivement abandonné pour le terme d'agent de change, utilisé jusqu'à très récemment.

Law et la Cie d'Occident


En 1719, un écossais du nom de John Law ouvrit une institution bancaire à Paris. La "Compagnie des Indes" fut l'objet d'une véritable spéculation. Les investisseurs achetaient en masse les titres de cette compagnie qui n'avait pas à vraisemblablement parlé d'activité propre. Le cours de l'action fut multiplié par 3,5 avant que la bulle spéculative n'éclate. La faillite de la Compagnie des Indes entraîna la ruine de nombreux épargnants et une forte défiance des investisseurs vis à vis des actions. Historiquement cette faillite a freiné bons nombres d'investissements.

En 1720, le roi réglemente la négociation de titres en interdisant certaines activités et certaines sociétés.

Tout s'accélère...


La faillite de Law a permis de mettre l'accent sur l'importance de la Bourse dans l'économie du pays. L'épargne des français s'était temporairement canalisé vers les marchés boursiers plutôt que thésaurisé. Pour éviter que de tels problèmes ne surviennent, un arrêt du 27 septembre 1724 crée la "Bourse de Paris". Les agents de change obtiennent le monopole des négociations et seront rassemblés en plein coeur de Paris, rue Vivienne, quartier où de nombreux Brokers On Line y sont domiciliés. Les agents de change sont alors les seuls intervenants ayant la possibilité de passer les ordres sur les marchés boursiers.

Les heures d'ouverture sont encore restreintes compte tenu du relatif faible volume d'activité. Ainsi les "agents de change" ne pouvaient négocier les titres que de 10h à 13h tous les jours sauf les dimanche et les jours fériés.

La révolution française n'a pas condamné le développement de la Bourse de Paris. Certes, la bourse a été fermée "définitivement" en 1795, mais sa réouverture ne s'est pas fait attendre.

Palais Brongniart


Alors que la bourse de Paris vient de s'installer en 1808 au Palais Royal, un grand concours est lancé pour bâtir un monument destiné à recevoir la Bourse de Paris. Le projet de Brongniart est sélectionné. Achevé en 1826, le Palais Brongniart (inauguré le 29 novembre 1826) a accueilli la Bourse de Paris pendant plus de 150 ans avant de laisser la place à un système informatisé. Aujourd'hui, le Palais Brongniart est un lieu de conférences réputé dans Paris.


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En 1800, 7 actions y étaient cotées. En 1826, 26 titres et en 1900, 800 titres français pouvaient s'échanger.

En 1967, les femmes ont enfin le droit de pénétrer dans le Palais Brongniart.

La Bourse de Paris a suivi les moeurs français et l'économie du pays. Ainsi elle a su évoluer, et la société gérant la Bourse de Paris est aujourd'hui un groupe multinational contrôlant également Wall Street.