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Les peurs des investisseurs

Premiers Pas

Les petits enfants ont peur du monstre qui se cache sous leur lit mais les actionnaires malgré leur age plus avancé n'ont pas non plus perdu toute peur, fondée ou non. L'investissement boursier est entouré de gains, de bénéfices, de rentabilité, mais aussi de peurs et de risques et de pertes. Nous avons sélectionné les peurs et craintes les plus fréquentes que vous avez déjà eu ou que vous aurez peut être prochainement. A ne pas lire dans le noir !

Peur de tout perdre
L'investissement en bourse est un investissement risqué par nature. Et ce risque implique que l'actionnaire peut tout perdre. Cette peur est donc fondée. Les krachs boursiers de tout temps ont conduit de nombreux actionnaires à la ruine, voire pour certains au suicide.
Pour éviter ce genre d'écueils, l'actionnaire a toujours le choix d'utiliser des ordres à seuil de déclenchement afin de limiter ses pertes, de diversifier son portefeuille ou encore de se couvrir. "Laissez courir ses gains, et couper ses pertes". Mais la solution est avant tout psychologique. L'investisseur doit accepter de couper ses pertes. Ainsi il ne doit pas s'entêter à conserver ses titres si le potentiel de hausse a disparu. Il ne doit pas hésiter à vendre.

De plus, l'investisseur doit pouvoir rester à l'écart du marché. Bizarrement, il est difficile pour un investisseur de ne pas se positionner sur un marché baissier. Il y voit des opportunités d'achats, mais il est bon de prendre du recul et d'attendre un véritable inversement de tendance avant de se remplacer sur le marché. En étant 100% liquide, vous aurez davantage de marge de manoeuvre en cas de rebond des marchés.

Peur de se faire "voler" son compte-titres
Lors du développement des brokers on Line à la fin des années 90, nombres de particuliers hésitaient à ouvrir un compte auprès d'un broker par peur des hackers, crackers et autres biscuits apéritifs :-) Les hackers défrayent souvent la chronique en piratant tel ou tel site, plus ou moins sécurisé.
Après plusieurs années, aucun broker en France n'a vu le compte d'un de ses clients volés ou disparaître. La sécurité s'est accrue, même si le 100% garantie n'existe pas.

Cette crainte est donc relativement infondée. Il va sans dire que tous les brokers ne sont pas à placer à la même échelle. Ainsi la sécurité des plus grandes banques et des brokers français est tout naturellement plus élevée que celle de brokers plus exotiques situés dans des paradis fiscaux.

Peur de voir son transfert de comptes durer 1 mois
Transférer son compte d'un broker vers un autre, ou d'une banque vers un broker, n'est pas forcément chose aisée. L'établissement qui voit le compte de son client partir n'est pas le plus diligent à transférer le compte de ce dernier. Il n'est dont pas rare qu'un transfert de compte puisse durer plusieurs semaines, et ainsi bloquer les titres de ce portefeuille et laisser les titres exposés à l'évolution du marché. Tant que le transfert n'est pas effectif, vous ne pouvez en effet pas intervenir sur vos titres, avec les risques que cela implique. Ainsi un krach lors d'un transfert de titres, et vous ne pourriez couper vos pertes rapidement.

Pour transférer un compte, deux options s'offrent à vous pour éviter cette peur :

- soit liquider le portefeuille en y vendant tous les titres, et en faisant un chèque au nouveau broker. Cette solution a un coût non négligeable en frais de courtage pour solder votre portefeuille, et le reconstituer;

- soit transférer les liquidités au fur et à mesure de la cession des titres. Une fois un titre cédé, vous récupérez les liquidités pour les transférer sur votre nouveau compte. Cette procédure peut être très longue si vous investissez à moyen terme, et vous risquez donc de payer les frais de gestion de deux comptes.

Transférer un compte, une peur justifiée mais évitable.

Peur d'une erreur d'ordre
Un ordre de bourse part de l'ordinateur personnel ou du téléphone du client jusqu'au serveur central du broker pour finir sa course sur le marché boursier. Une multitude d'ordinateurs, de serveurs et de manipulations informatiques pour transmettre un ordre boursier. Même un ordre par téléphone ne supprime pas toutes les étapes. Il en élimine juste certaines. Ainsi, on peut avoir peur qu'un de vos ordres d'achats se transforme en ordre de vente, et "Adieu, Veau, Vache, Cochon". Il y a quelques années, les requêtes Internet pouvaient poser quelques problèmes et un ordre d'achat "aurait pu" se transformer en ordre de vente. Le broker pouvait alors vérifier simplement, sur demande du client, sa saisie avant traitement.

Depuis, ce type de problème est passé du stade "hypothétique" au stade "infondé". Si votre ordre est un ordre d'achat, c'est que vous avez saisi ordre d'achat. Les ordres par téléphone sont devenus plus risqués, même si chaque conversation téléphonique reste enregistrée et peut servir de preuves en cas d'erreur.

Cette peur est donc infondée, et en cas d'erreur, le broker n'hésitera pas à prendre la perte éventuelle à son compte. Chaque broker dispose de son compte erreur afin d'absorber ces pertes.

Peur que son broker soit en liquidation
La plupart des courtiers en ligne sont adossés à de puissants groupes bancaires. Vos titres y sont le plus souvent conservés, et vous bénéficiez, comme tout client d'un établissement financier, de garanties plus ou moins élevées. La meilleure garantie s'applique aux brokers disposant du statut bancaire. Mais attention, les garanties restent limitées. Si vous avez plusieurs centaines de milliers d'euros de liquidités, et que votre broker est mis en liquidation judiciaire, les garanties, bancaires ou non, ne pourront rembourser la totalité de votre portefeuille.

En France, malgré la disparition de plusieurs brokers, leurs clients n'ont pas eu à subir le moindre désagrément d'ordres financiers. Pas un seul centime d'euro n'a été perdu. Les comptes de ses brokers constituent des actifs importants et sont facilement cédées lors de la liquidation, à d'autres brokers. Ainsi, vos comptes seront transférés automatiquement au sein d'un autre broker mais le montant de votre portefeuille n'en pâtira pas.

De plus, les brokers ne sont pas propriétaires de vos titres. Vous en êtes le seul propriétaire. En cas de liquidation, vous conservez la pleine propriété de vos titres. Le montant des liquidités garanties est, elle, limité.

Peur que la société soit mise en liquidation judiciaire
Les scandales récents Enron, Crédit Lyonnais ou Eurotunnel ou plus anciens comme les Emprunts Russes ou le Canal de Panama, ont refroidi l'ardeur de pléthores d'actionnaires. Ainsi, la peur que la société dont on détient les titres fasse faillite est belle et bien réelle. Contrairement aux garanties que peuvent offrir les brokers et les banques en cas de liquidation judiciaire pour la protection de leurs clients, les sociétés ne peuvent apporter aucune garantie à leurs actionnaires. Ainsi, vos titres peuvent ne plus rien valoir en cas de faillite.

Il n'y a aucune façon d'éviter la perte totale de l'investissement en cas de faillite, les comptes de la société pouvant être truqués.

Ce risque plus ou moins élevé en fonction de la solvabilité calculée de l'entreprise est rémunéré via une rentabilité attendue plus élevée. Ainsi un investisseur exigera un rendement plus fort s'il craint de tout perdre sur un titre, et sera moins gourmand pour les sociétés sans risque.

Peur de rien comprendre à la Bourse
La Bourse a son vocabulaire, ses techniques, son verbiage… un novice se doit d'apprendre ses codes pour ne pas être perdu et ne pas trop perdre. Oseriez-vous conduire une voiture sans avoir passé le permis ? Edubourse vous offre les clés pour lutter contre cette peur. Tout n'est pas à connaître sur le bout des doigts avant de se lancer, mais un minimum est nécessaire.

Il est conseillé de lire et de suivre l'actualité des marchés boursiers avant d'investir. Il ne sert à rien d'investir rapidement. Il y aura toujours des valeurs intéressantes à sélectionner, et en évitant de vous précipiter, vous éviterez les erreurs grossières classiques.

Peur que le titre soit suspendu
La valeur d'un titre dépend de ses fondamentaux, de la qualité de son management, de ses produits mais aussi de sa faculté à être échangé. Les titres d'une société, aussi excellente soit-elle, n'ont qu'une valeur limitée s'il n'est pas possible de céder ses titres. Un titre suspendu plusieurs mois peut coûter beaucoup en terme d'immobilisations de fonds pour un actionnaire et d'exposition aux risques.
Pour éviter de détenir un titre qui risque d'être suspendu, pas de réelle solution miracle. Privilégiez les valeurs très liquides du CAC 40 et avec de fortes capitalisations boursières. Les petites capitalisations boursières sont plus sujettes à des suspensions de cours pour des raisons plus ou moins variées.


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Peur de revenir de vacances ruiné
Les mois d'été deviennent des périodes à risque pour les investisseurs. Ils ne suivent pas constamment les marchés et pensent davantage à leurs vacances qu'à la finance. Cette désinvolture peut se traduire par la découverte d'une très forte perte après son retour de vacances. Le meilleur moyen de se protéger contre ce risque bien réel est encore de mettre en place des ordres à seuil de déclenchement pour limiter les pertes, ou encore de liquider la totalité de son portefeuille avec les coûts inhérents à une telle opération.

Toutes ses peurs sont plus ou moins fondées mais sont souvent des freins importants à vos premiers pas en Bourse. Identifier ses peurs et les maîtriser sont des étapes importantes lors de votre parcours initiatique.