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OPCVM : Gestion active versus gestion passive

OPCVM

Les OPCVM sont à ce jour le moyen préféré des français pour investir sur les marchés boursiers. Leur simplicité est telle que, bien souvent, l'investisseur ne sait même pas qu'il est investi en Bourse, et qu'à travers cet OPCVM, il détient indirectement des actions françaises ou étrangères. Les OPCVM sont des fonds gérés par des gestionnaires. Ces derniers ont pour objectif de gérer l'argent que les épargnants leur confient. Leur latitude de gestion dépend en grande partie du type d'OPCVM. Certains fonds sont dédiés à l'Asie, d'autres aux matières premières, d'autres encore à un secteur économique.

Mais bien avant ce choix, crucial pour vos placements, l'investisseur devra choisir pour son OPCVM, une gestion active ou une gestion passive. Le choix de telle ou telle gestion influencera très fortement sur la rentabilité finale de votre investissement. Il convient donc de connaître avec précision leurs différences.

Gestion active
La gestion active est sans doute celle qui se rapproche le plus de la stratégie d'un investisseur boursier comme vous pouvez le connaître. Le gestionnaire recherche les meilleures opportunités de placement, par rapport à un cadre prédéfini. Ainsi, pour une sicav asiatique par exemple, il devra sélectionner les actions qui selon lui superformeront le marché asiatique. Le gestionnaire d'un fonds en gestion active est donc un personnage clé de votre rentabilité. Un gestionnaire peu compétent et vous risquez de voir votre investissement baisser alors que dans le même temps le marché grimpe.

Afin de vous aider à estimer la performance de ce fonds, vous aurez deux outils bien utiles. D'une part, le benckmark. Chaque fonds se compare en effet par rapport à un indice de référence. L'objectif du gestionnaire est alors de battre cet indice. SI vous remarquez que depuis plusieurs années, le gestionnaire n'arrive pas à battre son propre indice de référence (CAC 40, DJIA, etc.), il va sans dire que ses compétences sont loin d'être établies. Attention toutefois, une performance passée ne préjuge en rien des performances futures. Un gestionnaire bon par le passé, peut ne plus l'être dans l'avenir. De plus, il est important de connaître les conditions dans lesquelles il a obtenu ces performances ? N'a t-il pas pris un risque trop élevé ? C'est là que le deuxième outil va vous aider, l'Alpha de Jensen. Cette donnée statistique va vous permettre de savoir si le gestionnaire n'a pas pris des risques démesurés par rapport à la rentabilité obtenue. Une rentabilité plus élevée implique logiquement un risque plus élevé. Mais si ce risque est bien supérieur au risque du marché, devient-il pertinent de rechercher cette faible différence de performance pour un risque bien plus élevé ? Un autre fonds pourrait être plus approprié.

Outre la difficulté à déceler le meilleur fonds parmi la multitude de fonds existants dans le monde, les OPCVM en gestion active sont des OPCVM dont les frais de gestion sont élevés. En effet, la recherche de titres est une recherche coûteuse en temps et en argent. Même si la rentabilité peut être plus élevée que pour une gestion passive, les frais de gestion peuvent grevés une bonne part de ce surplus de rentabilité.

Gestion passive
Les OPCVM en gestion passive sont plus raisonnables. Moins basés sur l'instinct de leur gestionnaire, les OPCVM en gestion passive cherchent à reproduire la performance d'un indice boursier. L'objectif n'est pas ici de superformer l'indice de référence mais de le répliquer pour obtenir une performance similaire. Le gestionnaire ne va ici pas essayer de déceler les pépites du secteur des technologies, mais va acquérir les titres composant l'indice des valeurs technologiques. Les risques sont bien moindres car ne correspondant le plus souvent qu'au seul risque de marché. En contrepartie, la performance est jugée moindre. Risque plus faible, performance plus limitée. Compte tenu d'un travail moins difficile à mettre en oeuvre (répliquer un indice), les frais de gestion d'un OPCVM en gestion passive sont bien plus faibles qu'un OPCVM en gestion active. Un élément important au moment du choix.

La gestion passive n'implique pas la reproduction parfaite. Plusieurs autres stratégies sont envisageables pour tenter de se rapprocher de l'indice de référence.
Réplication pure : le gestionnaire reproduit la composition de l'indice de référence. Constamment, il doit ajuster son portefeuille afin qu'il corresponde parfaitement à l'indice. Cette stratégie est coûteuse en temps et en argent et nécessite beaucoup de transactions. L'OPCVM reste tout de fois le plus à même de répliquer parfaitement l'indice;

Réplication synthétique : le gestionnaire ne va ici pas acquérir les titres composant l'indice, mais des produits dérivés liés à l'indice. Les frais de gestion sont logiquement moins élevés pour une telle gestion passive;


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Réplication statistique : le gestionnaire ne cherche plus à reproduire parfaitement l'indice, mais à s'en rapprocher. Pour se faire, seuls les titres les plus représentatifs de l'indice sont acquis. Le gestionnaire part du principe que certains titres n'influencent en rien l'indice. Il peut alors se limiter à se positionner sur les titres dont la capitalisation boursière est la plus élevée (stratification) ou alors choisir individuellement chaque titre selon leur marge par rapport à l'indice (optimisation).

De ces méthodes dépendront une part des frais de gestion. Une donnée à prendre en compte au moment du choix de l'OPCVM. L'investisseur choisi alors entre la réplication pure et une réplication moins parfaite.

Mais l'étude des performances passées des OPCVM, de toute catégorie, nous apprend une chose plus qu'intéressante. Les OPCVM en gestion active obtiennent certes de meilleures performances, mais uniquement sur le court terme. Sur le long terme (plus de 3-5 ans), les OPCVM en gestion passive affichent la meilleure rentabilité. Ceci s'explique en partie par des frais de gestion plus faibles. Les OPCVM en gestion passive sont à privilégier en cas de hausse du marche. Les OPCVM en gestion active affichent de meilleures performances en cas de baisse. Les gestionnaires peuvent trouver des alternatives à la baisse, alors qu'en gestion passive, le gestionnaire se contentera de suivre l'indice.