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Contrôleur des impôts, un métier décrié

Métiers de la Finance

Le métier de contrôleur des impôts, bien que très peu apprécié par la majorité des français, attire de plus en plus de jeunes étudiants, qui y recherchent pour beaucoup la sécurité de l’emploi. Son rôle est peu connu et il est souvent confondu avec l’inspecteur des impôts. Le métier de contrôleur des impôts est avant tout de contrôler les déclarations fiscales effectuées par les entreprises, mais aussi les déclarations de revenus des particuliers soumis à l'impôt sur le revenu. Mais ses contrôles ne se révèlent pas toujours préjudiciable pour celui qui les subit. En effet, c'est aussi lui qui ordonne les remboursements en cas d'erreur des services administratifs. C’est aussi lui qui tout logiquement recalcule l’impôt d’une personne qui aurait déduit, à tort, de ses revenus certaines dépenses.

Le métier de contrôleur des impôts demande cependant une forte attirance pour l'administratif et la finance puisque ses journées consistent à lire et à analyser des documents comptables. Non seulement, il est un expert pour lire les bilans et les comptes de résultats, mais il peut aller jusqu’à étudier chaque facture indépendamment afin de savoir si elle ne cache pas une comptabilité secrète. Mais sa fonction ne se borne pas qu’à effectuer des contrôles auprès des simples contribuables. En effet, le contrôleur des impôts peut également intervenir au centre des impôts directement dans des domaines aussi variés que la fiscalité immobilière, l'accompagnement à la gestion des industries, commerces et professions libérales ou encore l'encadrement des dossiers de contribuables et les taxes locales.

Il est donc un rouage essentiel pour le respect des lois en matière de déclaratif et de fiscalité.

Bien que le travail de terrain représente la majorité de la mission du contrôleur, il peut également exercer auprès du réseau comptable de la direction générale des impôts où il travaillera en tant que receveur principal ou adjoint et réalisera des enquêtes sur les recettes divisionnaires. Le contrôleur se déplace en effet directement auprès des contribuables pour étudier les pièces comptables sur place. Dans le cas d’une entreprise, cette dernière doit ainsi fournir toutes les pièces nécessaires au contrôle ainsi qu’un local afin de permettre au contrôleur de travailler dans de bonnes conditions. En tant que particulier, vous devrez aussi lui remettre par exemple les factures des dépenses que vous avez pu réaliser dans votre maison et que vous avez déduits de vos revenus.

Le métier de contrôleur des impôts demande donc de nombreuses qualités d'adaptation, un grand sens de l'humain et une bonne connaissance du monde de l'entreprise. Afin d’obtenir le maximum de pièces comptables nécessaires à son travail, il doit être diplomate. Le contrôleur desprivilégiera le dialogue avec le chef d’entreprise et le particulier. Il aura autant un rôle de conseils pour l’avenir que de contrôle. Il expliquera pourquoi telle dépense n’est pas déductible par exemple.

Quelles sont les formations ?



Le poste de contrôleur des impôts est accessible selon plusieurs filières universitaires. En effet, ses spécificités exigent à la fois des compétences comptables et juridiques. Le concours de contrôleur des impôts est accessible à partir d'un Bac +3. Bien que toutes les filières d'origine soient acceptées, il est recommandé d'être issu d'instituts d'études politiques, d'une filière de droit, d'économie ou encore de mathématiques.

Les candidats qui réussissent le concours obtiennent alors une formation rémunérée d'un an en tant qu'élève fonctionnaire et doivent signer un engagement de 8 années à servir l'état. Le contrôleur des impôts reçoit donc une formation spécifique complémentaire qui lui permettra de répondre au mieux aux exigences de son nouveau métier. Cette formation, très réputée, lui permettra, une fois ses années de service terminées, de poursuivre sa carrière dans le secteur privé. Les anciens contrôleurs des impôts sont très recherchés par les entreprises car ils ont une vision plus précise de la fiscalité.

Dans tous les cas, ce concours de catégorie B demande une sérieuse préparation car son niveau en mathématiques, droit et comptabilité est assez élevé. Si vous ne venez pas de filières scientifiques ou économiques, il est vivement conseillé d'intégrer au préalable une année de préparation. Bien qu’ouvert au Bac + 3, il n’est pas rare de croiser lors des concours des Bac + 5 venus tenter leur chance. Il ne s’agit pas d’une note minimale à obtenir mais d’un classement. Même avec une excellente moyenne, vous pouvez ne pas être retenu car les places sont limitées.

Quels sont les salaires et les évolutions de carrière ?



L'un des avantages du métier de contrôleur des impôts est la possibilité de changer régulièrement de spécialisation au cours de sa carrière. En effet, les missions proposées par la direction générales des impôts sont variées. Il pourra ainsi devenir totalement polyvalent en se concentrant quelques temps sur les entreprises puis par la suite sur les taxes locales par exemple. Cette polyvalence sera ensuite très recherchée pour la suite de sa carrière. Le contrôleur des impôts a aussi la possibilité d'accéder à des postes supérieurs comme celui d'inspecteur divisionnaire ou encore d'inspecteur principal. Cette évolution de carrière est avant tout dépendante de l'ancienneté. En début de carrière, son revenu net est d'environ 1900€ et peut atteindre les 3 200€ en moyenne en fin de carrière.


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Mais il va sans dire que le métier de contrôleur des impôts est très prisé par le secteur privé. Quoi de mieux pour une entreprise que d’embaucher un individu, qu’il y a peu, contrôlait les autres entreprises ? Qui mieux qu’un ancien contrôleur des impôts connait toutes les arcanes de la fiscalité et les limites à ne pas franchir pour éviter un contrôle ? Le contrôleur des impôts peut aussi se tourner vers le conseil aux particuliers en créant son propre cabinet par exemple.

Le contrôleur d’impôt est donc un personnage complexe bien loin de l’image d’Epinal que l’on peut s’en faire. Il est un des rouages importants du budget de l’Etat car il en contrôle les recettes. La disparition des contrôleurs d’impôts se traduirait mécaniquement par une hausse des fraudes. La peur du contrôle fiscal est dans doute l’une des peurs les plus ancrées, souvent à tort, du contribuable.