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Conseiller en fusion-acquisition, des millions en jeu

Métiers de la Finance

Le cycle de vie des entreprises est à mettre en parallèle avec le cycle de vie humain. Elles naissent, grandissent, se développent puis finissent par mourir et disparaître. Toutefois, contrairement aux humains, la disparition d'une entreprise ne s'explique pas toujours par la liquidation de ses actifs, mais aussi par l’absorption de cette dernière dans une entité plus grande. L'entreprise ne disparaît donc pas tout à fait, elle aide une autre à se développer.

Chaque année, des dizaines d'entreprises sont rachetées par d'autres (fusion-acquisition), certaines s'introduisent en bourse alors que d'autres se regroupent pour investir un nouveau marché (joint-venture), et que dire aussi de l'Etat qui cède ses actifs (privatisations) ou encore d'une société qui décide de remodeler sa structure financière. Dans tous ces domaines pointus des opérations financières de haut de bilan, un homme en est l'un des rouages essentiels : le conseiller en fusion-acquisition. Ce dernier se doit d'aider les entreprises à franchir ces étapes essentielles. Ainsi le conseiller en fusion-acquisition est un spécialiste de l'ingénierie financière. Il connait à la fois les lois relatives à ce type d'opérations complexes, les implications fiscales et connaît le droit boursier sur le bout des doigts. Il se doit d'avoir des compétences financières très pointues qu'une entreprise industrielle par exemple ne peut détenir en interne. Le conseiller facilite alors les négociations entre chaque partenaire (entreprises, banques, fournisseurs) pour réaliser avec eux l'opération financière la plus profitable et la plus acceptable pour tous. Il devra négocier entre les susceptibilités de certains et la valeur sentimentale des autres. Faire comprendre à un dirigeant de PME que son entreprise ne vaut pas le prix de coeur qu'il y met par exemple. Ces négociations l’amèneront, en fonction de ses missions, à prendre fréquemment l'avion, à être disponible nuit et jour et 7 jours sur 7 et à parler l'anglais mais aussi d'autres langues couramment. La fusion d'une PME française avec une PME turque entraînera de très nombreux voyages. De plus, une fois l'opération en place, le conseiller en fusion acquisition devra respecter les différentes procédures juridiques, ainsi que le calendrier proposé à l'autorité des marchés financiers en cas d'introduction en bourse par exemple.

Le conseiller en fusion-acquisition se retrouve dans différentes structures, et son rôle sera alors plus ou moins prédominant. Les banques d'investissements sont bien évidemment les employeurs par excellence. La banque a pour rôle d'aider les entreprises, et le conseiller en fusion-acquisition y trouvera tout naturellement sa place. Dans les banques plus classiques, il pourra répondre ponctuellement aux besoins des entreprises mais l'ordre de grandeur sera fort différent. Des cabinets, plus petits et très spécialisés, pourront aussi l'embaucher. L'entreprise souhaite alors obtenir un service sur-mesure.

Dans la vie d'une entreprise, ses dirigeants peuvent être en relation avec un conseiller en fusion-acquisition de deux façons. Soit l'entreprise a fait un appel d'offres concernant une opération particulière qu'elle souhaite organiser. Dans ce cas, elle précisera les compétences du cabinet de conseils ou de la banque d'affaires qu'elle recherche. Soit l'entreprise est contactée directement par un conseiller en fusion-acquisition qui agira pour le compte de son employeur et qui lui proposera une opération qu'il aura développé. En effet, il n'est pas rare qu'un conseiller observe les possibles synergies entre deux entreprises, afin même que les deux sociétés ne s'en aperçoivent. Le conseiller essaye alors de mettre en relation les deux entités, de leur démontrer tous les avantages d'une fusion des deux activités. En cas de réussite, le cabinet de conseils percevra une rémunération sur l'opération qu'elle aura développé de A à Z, au point même de l'initier. Les talents de commerciaux et dé négociateurs du conseiller seront mis à rude épreuve dans cette période de prospection.


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Compte tenu de ses compétences en ingénierie financière, le conseiller en fusion-acquisition disposera au moins d'un Bac + 5 en Ingénierie Financière ou en Finance d'entreprise, ou d'un diplôme en Ecole de Commerce - Spécialisation Finance. Un MBA n'est pas non plus à exclure. Embauché entre 40 et 70.000 euros, il pourra grimper à 150.000 euros avec l'expérience, mais aussi avec les bonus qu'il pourra percevoir. A l'avenir, le conseiller en fusion-acquisition deviendra responsable, verra la taille de ses opérations s'envoler et à terme se rapprochera des associés d'un cabinet de conseils.