Places boursières



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Bourse de Stockholm, une place boursière scandinave

La concentration des places boursières à travers le monde n'a pas échappé à la Scandinavie, et ce mouvement s'opère désormais depuis plus d'une décennie et regroupe aujourd'hui de nombreuses places scandinaves et d'Europe du Nord. La Bourse de Stockholm n'a pas inversé ce phénomène et a même contribué à l'accentuer. Aujourd'hui, la Bourse de Stockholm continue à exister mais elle appartient à un groupe plus vaste regroupant à la fois des places boursières scandinaves et d'autres d'Europe du Nord.

La Bourse de Stockholm prend ses origines en 1863. Elle progresse avec le développement économique de la Suède et les nouvelle technologies. La Suède qui compte près de 10 millions d'habitants fait partie de l'Union Européenne depuis 1995, même si elle n'a toujours pas intégré la Zone Euro, ce qui peut en compliquer les échanges et les investissements étrangers. La Bourse de Stockholm ouvre un compartiment de produits dérivés en 1985, et se transforme en société à responsabilité limitée en 1993. Trois ans plus tôt, la Bourse de Stockholm avait adopté les cotations électroniques pour ses actions.

Mais ce n'est qu'à la fin des années 90 que le phénomène de concentration des places boursières s'est véritablement accéléré. Le faible nombre de sociétés cotées et la mondialisation des marchés ont conduit les bourses scandinaves à se rapprocher. Ainsi, en 1998, la Bourse de Stockholm ou Stockholmsboersen, fusionne avec le groupe OMX. Ce nouvel ensemble lancera même une OPA en 2000 contre le géant européen, qu'est la London Stock Exchange. L'offre porte sur 1,3 milliard d'euros mais à surtout pour objectif de bloquer le rachat de la Deutsche Börse par la LSE. L'OPA est effectivement un échec mais les rachats se succèdent. Ainsi la Bourse d'Helsinki (Finlande) tombe dans l'escarcelle de l'OMX dès 2003. Gérée par Hex, elle contrôle aussi les places de Tallin (Estonie) et Riga (Lettonie). En 2004, le rachat de Vilnius (Lituanie) est annoncé, et en 2005, celui de Copenhague (Danemark). Mais en 2007, c'est au tour du groupe OMX Hex d'attiser les convoitises. Le Qatar serait sur les rangs pour racheter le groupe financier.


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Le Nasdaq et la Bourse de Dubaï décident de s'associer pour prendre le contrôle de l'OMX. C'est chose faite en février 2008, et le groupe devient alors le Nasdaq OMX. La Bourse de Dubaï prend alors 20% du nouvel ensemble. Le groupe Nasdaq OMX compte aujourd'hui 7 places boursières, que sont la Bourse de Stockholm, d'Helsinki, de Copenhague, de Reykjavic, de Tallinn, de Riga et de Vilnius. La seule bourse d'Helsinki comprend des mastodontes comme Electrolux, Nokia ou encore Scania et Securitas. L'investisseur pourra suivre son évolution via les indices OMX, comme l'indice OMX Stockholm 30 qui comprend les 30 premières capitalisations boursières. Les échanges sont ouverts quant à eux de 9h à 17h30. Les horaires et les indices des places OMX sont propres à chacune.

Les bourses scandinaves ont ainsi choisi de lutter contre des économies parfois trop petites pour continuer d'exister malgré la mondialisation des marchés financiers. Aujourd'hui détenu par le Nasdaq, l'OMX a toutefois su garder les spécificités de chacune de ses places boursières scandinaves et d'Europe du Nord.