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La Bourse : Rôle et Principe

Qu'est-ce-que la Bourse ? Vaste question à laquelle nous allons essayer de répondre à travers cette fiche mais aussi à travers l'ensemble de notre site. Chacun aura sa vision personnelle de la bourse en fonction de son vécu, de sa culture économique ou encore des dernières actualités. Certains penseront qu'il ne s'agit que d'un repaire de capitalistes et de spéculateurs assoiffés d'argent, et ils n'auront pas tort. D'autres verront dans les marchés boursiers, un formidable moteur de croissance pour l'économie, et ils n'auront pas tort non plus. Bref, chacun aura déjà un avis plus ou moins préconçu sur la question. Il n'est pas dans notre objectif de vous faire changer d'avis mais de comprendre les principaux mécanismes qui régissent la bourse et les marchés financiers en général en vous donnant les clés nécessaires à sa bonne compréhension.

La bourse, un lieu d'échange


La Bourse est LE lieu d'échange par excellence. Tous les biens peuvent y être échangés. Vous pouvez y acheter ou y vendre des denrées alimentaires (coton, maïs...), des titres financiers (actions, obligations...), des devises (dollar, euro...), et même des taux d'intérêts ! Tout s'échange, tout se négocie. Au fil des années, les places boursières se sont regroupées et il est désormais aussi simple pour un investisseur d'acquérir des titres à Tokyo, qu'à New York ou qu'en Afrique du Sud. Il y a encore quelques décennies, l'une des places boursières françaises, pour la plus connue d'entre elles, était située au Palais Brongniart, à Paris. Il existait également bons nombres de bourses régionales : Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nancy et Nantes. Chaque opérateur se déplaçait donc physiquement sur le lieu d'échanges des titres le plus proche afin d'acheter et de vendre pour son compte ou le compte de clients. A cette époque, point question de laisser rentrer un simple particulier dans ce lieu sacré.

Mais l'accroissement des volumes d'activités a incité les autorités de marché à développer un système informatique, le SuperCAC, permettant de gérer plusieurs dizaines de milliards d'Euros chaque jour. Ce système informatique est le véritable lieu d'échange de la bourse en France. Il est situé en région parisienne dans un endroit hautement protégé, et tenu secret. Ainsi, les opérateurs, les investisseurs, les traders, les particuliers ne se déplacent plus physiquement pour transmettre leurs ordres sur le marché. Ils se contentent de se connecter à leur interface de transaction et de passer leurs ordres. Cette facilité d'usage a fait exploser les volumes d'échanges.

Le rôle de la Bourse


Les moyens informatiques ont permis l'envolée des marchés boursiers mais pour quelle finalité ? Supposons une société qui recherche des financements afin de poursuivre sa croissance. Cette recherche peut s'expliquer par l'envie de lancer un nouveau produit, de conquérir un nouveau marché, ou encore d'améliorer ses capacités de production. Elle aura alors la possibilité entre deux financements : l'endettement ou l'augmentation de capital.

L'endettement est le moyen le plus utilisé par l'Etat, avec les dérives que nous connaissons aujourd'hui. Ce dernier est obligé de s'endetter constamment pour gérer ses déficits budgétaires. Cette dette quasi perpétuelle s'est d'ailleurs traduite par la crise de la dette. Pour les entreprises, les facilités d'endettement ne sont pas si fortes. Quelle banque prêterait à une société qui réalise des déficits depuis 20 ans ? Aucune, car aucune société ne peut présenter des comptes déficitaires sur une si longue période sans risquer un redressement voire une liquidation judiciaire. L'endettement est une source de financement non négligeable pour les entreprises et notamment pour les sociétés non cotées, mais cet endettement doit se limiter à certaines bornes. Au-delà, les dirigeants auront du mal à financer leur développement ou leur besoin, et dans tous les cas, le surcoût lié au risque de défaillance augmentera sensiblement le coût de l'opération envisagée.

Mais les entreprises peuvent se tourner vers l'augmentation de capital. Cette opération de haut de bilan consiste pour une entreprise à attirer de nouveaux investisseurs, en contrepartie de titres. Ces investisseurs peuvent alors espérer un retour sur investissement, via une plus-value potentielle ou encore via des dividendes.

La société aura alors encore le choix entre chercher elle-même de nouveaux actionnaires. Ils seront peu nombreux mais devront apporter beaucoup de fonds. La recherche peut être longue et difficile, et surtout coûteuse. La plupart des PME et des TPE fonctionnent sur ce principe. La famille est même l'un des premiers pourvoyeurs en capitaux des besoins des petites entreprises. Il est plus facile de trouver 5.000 euros auprès de sa famille que d'essayer de convaincre une banque ou un business angel. Pour des montants plus élevés, l'entreprise aura le choix entre les business angels qui apporteront des fonds et de l'expertise; des capitaux risqueurs où les financements peuvent se chiffrer en millions d'euros; d'autres sociétés qui voudront prendre pied dans une entreprise qui développe une technologie intéressante par exemple.

L'introduction en bourse est une des méthodes pour financier ses besoins. Cette méthode est limitée à quelques entreprises, même si les places boursières essayent de favoriser ce type d'opérations. Ainsi en France, un millier d'entreprises sont cotées sur le marché après s'être introduit en bourse. La très grande majorité des introductions en bourse s'est traduite par des augmentations de capital. Les nouveaux actionnaires ont apporté des capitaux et en contrepartie, ils ont reçu des titres financiers. Certaines entreprises s'introduisent parfois sans l'émission de nouveaux titres, et donc sans lever des fonds, mais cela reste minoritaire, et souvent lié à un actionnaire désireux de vendre ses propres actions.

Une fois, les titres émis sur le marché, l'entreprise n'a plus aucun contrôle sur eux. Ainsi, une fois acheté sur le marché primaire (émission de titres), l'acheteur peut très bien le revendre à un tiers deux fois son prix quelques mois plus tard. L'entreprise ne percevra pas un centime sur cette plus-value. Cette plus-value est uniquement réalisée par l'investisseur. Ces achats et ventes se réalisent sur le marché secondaire, et peuvent donc logiquement donner lieu à spéculation mais aussi plus simplement à de l'épargne. Il est rare qu'un investisseur conserve un titre acheté lors d'une introduction des décennies. De plus, la dernière émission de titres date peut être d'une époque où l'investisseur n'était même pas né. De fait, le marché secondaire apporte la liquidité au marché primaire. Personne n'achèterait de nouveaux titres, s'il n'était pas en possibilité de les vendre d'ici quelques jours, semaines, mois, années. Le marché secondaire assure donc un rôle essentiel pour le marché primaire, et la spéculation qui peut en découler assure quant à elle la liquidité des titres. Des titres peu liquides, peu échangés, sont des titres dont la valorisation est loin d'être optimale. Ainsi en fonction du compartiment où la valeur est cotée, et donc en fonction de son degré de liquidité, sa valorisation peut être fort différente.


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La bourse est donc une source unique de financement pour les entreprises, et un formidable outil de placement pour les investisseurs qu'ils soient professionnels ou non. Le nombre d'intervenants et de produits échangés sont tels qu'aujourd'hui les marchés boursiers ne sauraient être fermés, ne serait-ce que pour empêcher un séisme économique mondial.