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La Bourse d'Egypte ou la deuxième place boursière africaine

Places boursières

L'Egypte est riche d'Histoire. Elle est même décrite par certains comme un berceau des civilisations tant elle a pu influencer le monde. Mais, aujourd'hui, l'Egypte est aussi une économie. Une économie certes fragile mais qui se place tout de même à la deuxième place des PIB en Afrique, loin derrière l'Afrique du Sud. L'Egypte est un pays de 80 millions d'habitants qui contrôle le célèbre Canal de Suez. Mais l'Egypte dispose aussi de l'une des places boursières les plus anciennes du monde.

La Bourse d'Egypte est née du rapprochement de la Bourse du Caire et de la Bourse d'Alexandrie. Cette dernière fut fondée en 1883 et s'intéressait initialement aux matières premières comme le coton. Les contrats à terme y sont même apparus en 1909. Autant dire que la bourse d'Alexandrie était à la pointe à son époque. En parallèle, la Bourse du Caire a vu le jour en 1903. Les deux places boursières continuent à coexister mais leurs organes de direction sont identiques, et ce afin de promouvoir une seule place boursière, à savoir la Bourse d'Egypte. Le renouveau de la bourse d'Egypte ou Cairo and Alexandria Stock Exchange -nom de l'époque- date des années 90. L'Egypte est ainsi revenue sur le devant de la scène en matière boursière. Elle a pu se détacher de ses homologues d'Afrique du Nord grâce à la mise en place d'une chambre de compensation, d'une relativement forte liquidité, de l'introduction de plusieurs entreprises sous la forme de double cotation mais aussi à cause des erreurs d'autres pays. Ainsi la Tunisie ne facilitait pas les investissements internationaux avec l'obligation de l'entrée systématique au capital par un individu du clan Ben Ali.

Aujourd'hui la Cairo and Alexandria Stock Exchange a laissé la place à la Egyptian Exchange. Elle se place au second rang des places boursières d'Afrique derrière l'Afrique du Sud mais devant la Bourse du Maroc ou de Tunisie. Son indice phare, l'EGX 30 -autrefois CASE 30 Index) est composé de 30 valeurs choisies notamment pour leur liquidité. Ainsi un minimum de 15% de flottant est exigé pour intégrer l'EGX 30. Le calcul de l'EGX 30 intègre d'ailleurs la notion de flottant pour le poids indiciel de chaque valeur. Une valeur dont la capitalisation boursière est très élevée mais donc le flottant -nombre de titres pouvant être achetés sur le marché- est faible pourra avoir un poids plus faible dans l'indice qu'une société dont le flottant est très large. Cette spécificité est présente dans tous les indices modernes, comme le CAC 40.

L'EGX a été publié en 2003 mais son calcul s'appuie sur 1998 où l'indice a été fixé à 1.000 points. L'ex Case 30 -dénomination changée en mars 2009- est toutefois fortement influencé par des mastodontes de l'économie égyptienne. Ainsi Orascom Construction ou encore Orascom Telecom représentent respectivement un quart et 11% de l'indice. Telecom Egypt est aussi dans la fourchette des 5%, les autres valeurs pouvant ne représenter que quelques dixièmes de pourcents. Autrement dit, une forte hausse d'Orascom Construction peut entraîner tout l'indice.


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Les révolutions arabes de 2011 ont bousculé l'Egypte mais la place boursière égyptienne reste un lieu d'investissement intéressant pour les occidentaux qui souhaitent prospecter le marché nord africain. La bourse est dynamique, les valeurs liquides, et l'Egypte représente un marché de plusieurs dizaines de millions de clients potentiels pour une entreprise européenne. Le développement de doubles cotations peut ainsi avoir un très bon impact sur la liquidité de la place boursière.