La communauté financière a pris acte la semaine dernière des grands rendez-vous qui ont ponctué les séances de trading sur le marché des devises et sur les places boursières sans qu'il y ait eu, finalement, de grosses variations. En effet, du côté de la BCE, Draghi s'est contenté de reconduire sans bouger la moindre virgule la politique monétaire de l'institut d'émission du bloc des 18 en Europe. L'édile de la banque centrale à Francfort a tenu à rassurer les salles de marché en éloignant la notion de déflation en zone euro tout en prévoyant le retour graduel de la croissance dans le système monétaire unique du Vieux Continent. Toutefois, les gouverneurs scrutent les signaux à cet égard et sont prêts à activer tous les outils possibles en vue d'éradiquer toute menace en la matière. Quant au rapport mensuel de l'emploi aux Etats-Unis, il a mis en exergue une baisse du taux de chômage à 6.6% (vs 6.7%, ndlr) tandis que l'oncle Sam a créé moins de postes en janvier dernier que ce que le panel d'économistes ne prévoyait... Bref, après ces données essentielles pour la suite des hostilités sur la haute finance, les cambistes reviennent du week-end avec la ferme intention d'arbitrer les poses dans les carnets en surveillant toujours les pays émergents d'où est parti récemment le tohu-bohu sur les courbes des graphiques...



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Mais l'attraction de cette séquence hebdomadaire qui débute est à mettre à l'actif de Yellen. La nouvelle patronne de la Fed va s'adresser demain au Congrès de Washington pour sa première sortie en tant que telle. Nul doute que ses propos seront décortiqués en espérant y trouver des pistes s'agissant du retrait progressif des injections du plan de Quantitative Easing. D'ailleurs par des chiffres macroéconomiques contrastés durant les précédentes sessions, il sera intéressant de voir par quelle sémantique elle présentera la situation aux parlementaires du Capitole. En théorie, le fameux "tapering" doit continuer d'animer les réunions "FOMC". Néanmoins, la bannière étoilée ne donne pas tous les gages de rebond de son activité à même d'avaliser cette baisse des rachats d'actifs à un train régulier... Puis, les distorsions provoquées au sein des changes dans quelques états émergents (Inde, Turquie, Argentine) incitent àa prudence quant à la réduction du QE au final. Enfin, étant donné que durant l'ère Bernanke, il avait été question de durcir le loyer de l'argent dès que le taux de chômage serait sous la barre des 6.5%, il paraît très possible que Yellen ne revienne sur cette décision en arguant que de toute façon la conjoncture actuelle n'encourage guère une hausse des fed funds. Hormis cet exposé d'intronisation, les traders auront à coeur de suivre les résultats de la production industrielle, des ventes de détail et de la confiance du consommateur outre-Atlantique dans les jours qui viennent alors que sur le notre rive, le PIB et la production industrielle auront des partisans pour apprécier l'état de la croissance en zone euro.

Techniquement, l'EUR/USD a profité des chiffres du chômage aux USA sans véritable relief pour se hisser au-delà du 1.3600 en clôture. La paire forex instille de la fragilité au billet vert aussi car n'oublions pas que les débats se poursuivent concernant le rehaussement du plafond de la dette en filigrane avec suspicion de défaut vers fin février derechef ! Les tergiversations des autorités européennes à embrayer sur d'autres mesures ultra-accommodantes ont renforcé l'attrait à l'endroit de l'euro in fine. Néanmoins, on ne décèle pas de dynamique réelle sur le cross. De la neutralité dans un corridor latéral répertorié entre 1.3675 et 1.3585 aura nos faveurs en ce lundi de trading.

Balises
BB2 : 1.3550 BB : 1.3589 BH : 1.3679 BH2 : 1.3713