Nouvelle semaine de trading sur les changes qui, à nouveau, sera confrontée aux incertitudes émanant des pays émergents. Sauf à croire qu'au lendemain de la Chandeleur le sentiment puisse se retourner comme... une crêpe, les cambistes auront l'esprit tourné vers les devises de ces états. Argentine, Turquie, Inde... Les monnaies de ces nations paient le prix fort du changement de cap de politique monétaire de la Fed. Les arbitrages des salles de marché rapatriant les capitaux de facto aux USA ne font pas dans la dentelle et déstabilisent finalement les marchés financiers. Les valeurs refuges sont très entourées et bien sûr, le dollar bénéficie d'un retour en grâce sur les cotations à la faveur d'une part du durcissement de la banque centrale américaine dans son délestage du plan de soutien QE outre-Atlantique, et d'autre part en raison d'un redressement de l'activité de la machine économique chez l'oncle Sam (PIB trimestriel notamment ressorti en belle forme à 3.2% en annualisé).



Téléchargez gratuitement le guide
Dopez vos plus-values

Les traders vont avoir du pain sur la planche en cette séquence hebdomadaire. Ainsi, ils devront étudier la réunion de la BCE. Gageons qu'avec les risques pesant sur les émergents de distorsion, Draghi, le chef de l'institut d'émission de Francfort, est face à la problématique de voir surgir périlleusement la déflation en zone euro. D'ailleurs, l'enquête sur les prix indique que le niveau de cherté a été évalué à seulement 0.7% sur le mois passé... Nous sommes donc très loin du point d'ancrage de la BCE à 2% ! L'institution va-t-elle rester les bras croisés jeudi prochain sommes-nous en droit de nous demander ?!! D'autres initiatives expansionnistes vont-elles être décidées ? Un taux refi au bas historique de 0.25% peut-il être amené à zéro ? Le Transalpin dégainera-t-il l'arme LTRO en vue de financer le crédit plus facilement auprès des banques en leur assurant un programme illimité de cash à vil prix ?.. Telles sont les questions qui tarauderont les investisseurs sur ce rendez-vous essentiel tandis que le chômage chez les 18 reste très préoccupant à 12%.
Autre élément primordial : l'emploi du côté de la bannière étoilée. Alors que le taux a baissé de manière "inespérée" quasiment sur les mois récents, le rapport mensuel délivré avant le week-end par le Département au Travail cristallisera toutes les attentions dans les carnets d'ordres. La Federal Reserve, sous la houlette dorénavant de Yellen, scrutera les chiffres en vue d'agir sur la future décision du FOMC concernant le Quantitative Easing. Somme toute, il appert que le cycle de retrait de ces injections de liquidités soit enclin à s'aggraver selon les rumeurs dans les travées de la haute finance. Notons que la Fed n'a pas souhaité s'exprimer sur les vagues collatérales touchant les devises des pays émergents depuis le début de son "tapering". Ce qui a probablement mis un peu de l'huile sur le feu dernièrement...

Techniquement, l'EUR/USD est dans une phase descendante sur la foi du planisphère du graphique. Deux bougies longues et noires se sont succédé avant le week-end en vue "daily". Notre idée d'aller biser 1.3450 grosso modo par l'inertie négative déclenchée sur bris du 1.3600 tient la corde. Un reflux sur 1.3400, palier de support visible dans l'ultime décade de novembre 2013, a même nos faveurs. Bien entendu le billet vert renforce dans un contexte très flou, à l'instar de ce que nous exposions. Du trading intraday s'étalant de 1.3535 à 1.3400 doit animer les oscillations du cross phare du forex. Impossible de songer à du call swing sous 1.3600. Une baisse larvée menace les courbes. Enquêtes manufacturières ce lundi sur les deux rives de l'océan par les PMI et l'ISM. Dépenses de construction aussi sur le gril aux Etats-Unis.

Balises
BB2 : 1.3400 BB : 1.3443 BH : 1.3530 BH2 : 1.3587