Sur front de déception en raison d'une première estimation de PIB chez l'oncle Sam ressortie très mitigée, les cambistes ont donc quitté les salles du forex pour un week-end chargé en communiqués de toutes sortes.



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La premières économie du monde semble confirmer l'hypothèse de Bernanke : la reprise est molle dans l'activité outre-Atlantique sur la foi de la croissance du PIB témoignant d'un pâle +2.8% au lieu des 3.1% de moyenne qu'attendaient les économistes. De fait, les traders ont accueilli le chiffre comme une douche froide en vendant le dollar, histoire de faire montre de leur crainte à propos d'un redressement des Etats-Unis toujours très chancelant malgré une kyrielle de données macroéconomiques ayant rythmé les transactions financières dans l'allégresse grâce à de bons indicateurs depuis plusieurs semaines.

Cependant, l'épicentre des préoccupations se localise en Grèce où les sempiternelles tractations entre les uns et les autres, quasiment prêts à s'écharper, battent leur plein. Athènes revient finalement au coeur des débats sur l'épineux problème de l'endettement budgétaire et c'est avec la capitale hellène toute l'Europe qui est vouée aux gémonies par le monde entier ! A l'instigation du FMI, les boulets rouges sont tirés en direction des instances européennes afin que ne soient prises des initiatives plus audacieuses sur le plan de l'aide financière à l'endroit du gouvernement Papadémos devant présenter quelque 14.5 milliards € avant le 20 mars prochain sur des échéances obligataires sous peine de créer un incident de crédit ("faillite" du pays). A Davos, Lagarde n'a pas chômé en interpellant vivement la BCE et autres dirigeants du vieux sol, déclarant que peut-être ils avaient le salut du continent -a fortiori du globe financier par suspicion d'effet systémique : selon la directrice générale de l'institution de Washington, il est essentiel de renforcer le FESF notamment pour pallier un alourdissement de la crise. Ce serait un signe ajoute la Française que l'euro est soutenu par les membres de la zone ; nécessairement cela permettrait aux membres du FMI d'avoir une confiance suffisante dès lors pour qu'ils apportent du cash à l'augmentation des 500 milliards $ de ressources du fonds. Osborne, le Premier Ministre britannique, a affirmé en effet que d'abord l'euroland devait indiquer le chemin aux états du G20 en s'exposant en tant que premiers concernés par l'affaire afin de déclencher ensuite un mouvement général à l'extérieur de "générosité". Logique. Merkel dont on a souvent raillé sa ferme opposition au renchérissement du fonds de stabilité européen serait d'après diverses sources du dossier sur le point d'accepter l'augure d'une mise au pot supplémentaire désormais...

Aujourd'hui avec le sommet des 27 à Bruxelles, il sera assurément question en coulisses de l'idée qui a hanté les échanges de day trading sur le marché des changes compte tenu des bruissements d'une mise sous tutelle du budget de la Grèce. Immédiatement, les politiques hellènes ont fait savoir leur refus catégorique à une telle extrémité d'abandon de souveraineté. La Commission européenne a tenté de minimiser le rapport en mentionnant par le jeu de la sémantique qu'il n'était pas question d'en arriver à une main mise pure et dure, rappelant que les décisions étaient du seul ressort des autorités grecques. Toutefois, sous l'égide de l'Allemagne, il fut entendu dans les arcanes de la zone euro qu'une expertise sur place à Athènes serait dépêchée en vue de contrôler les finances avec un "certain pouvoir de décision"... A suivre.

Techniquement, nonobstant Fitch qui a mis une volée de bois vert sur les rating de 5 membres de l'eurozone par une dégradation en l'occurrence sur Rome ou Madrid, la paire phare du marché des devises s'est distinguée une fois de plus vers le nord. Vendredi dernier, nos balises intraday BB, BH et BH2 auront satisfait au protocole du day trading en offrant moult reverses bien sentis et sans tressaillir sur l'échiquier graphique. C'est par un marubozu yang que la session s'est terminée en voyant les cours de l'EUR/USD tutoyer des niveaux de mi-décembre 2011. Autour du 1.3200, au Foxy Trading Club nous demandons à voir une confirmation étant donné que la variation empirique fut en somme motivée uniquement par le chiffre décevant du PIB us. D'autres critères devraient entrer en ligne de compte par cette nouvelle semaine comme le rendez-vous du sommet européen et la gestion de la crise grecque. De surcroît, il s'agira aussi de temporiser vraisemblablement la dynamique eu égard au rapport de l'emploi mensuel us divulgué avant le week-end prochain. L'ISM manufacturier mercredi de la bannière étoilée sera un des temps forts du programme macroéconomique. Dans ce contexte, nous pronostiquons au minimum une accalmie dans les carnets d'échanges avec un remord de conscience des opérateurs du marché des devises très possible sur le fait accompli à même de faire plier les cours. Certes, le reflux au 1.2880 paraît inaccessible mais tout peut très vite vaciller dans une partie instable.

Balises
BB2 : 1.3104 BB : 1.3159 BH : 1.3250 BH2 : 1.3316