Diviser pour mieux régner ? Apparemment les bruissements dans les arcanes des marchés augurant qu'un pacte réduit des élites de la zone euro serait en pourparlers entre les nations du podium de l'euroland ont été accueillis chaudement par les cambistes et l'ensemble des traders. Les bourses à l'instar du cac 40 ont débuté la semaine sur une envolée faisant plaisir à constater... sauf que ce genre de mouvement aussi brutal qu'inapproprié aux fondamentaux de la haute finance ne dure jamais vraiment très longtemps.



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En pareille compagnie l'idée du "Carpe diem" conduit les ordres en carnets et tant pis si les lendemains doivent déchanter : ce qui est pris n'est plus à prendre osera-t-on concéder au mépris de la réalité ! Il n'empêche que si la recherche du risque était le phénomène de mode d'hier sur le métier du trading en général, force est de reconnaître que dans les travées de la communauté, les informations ombrageuses se bousculaient au portillon : l'OCDE plante son pessimisme quant à la croissance mondiale revue largement à la baisse (la France serait priée d'élaborer une troisième salve de rigueur à cause d'un PIB en 2012 qui selon l'organisation attendrait difficilement 0.3% !) tandis que Moody's a prévenu l'assistance européenne qu'étant donné une possible aggravation de la crise sur le vieux sol, l'ensemble des 17 membres était sur une pente glissante s'agissant de leur notation de solvabilité. Bref, en dépit de l'allégresse au lendemain du week-end de Thanksgiving et d'un black friday joyeux aux USA, la contagion des problèmes budgétaires n'a jamais été si proche a priori.

L'Italie a levé des fonds lundi à des taux dantesques : les allégations des dirigeants européens avouant que si Rôme venait à faire défaut sont autant de mises en garde passées inaperçues dans les échanges la veille in fine. Les marchés avaient le coeur en goguette ! Peut-être s'escriment-ils à croire au ragot d'un FMI prêt à tendre à la botte quelque 400/600 milliards € afin que la troisième puissance économique européenne ne tombe pas... emportant avec elle toute l'euro zone ? Toutefois, l'organisation de Lagarde démentait formellement toute discussion en ce sens avec le gouvernement fraîchement installé sur la péninsule. En outre l'axe franco-allemand essaie de presser le pas sur les diverses parades pour redonner du lustre à la confiance sur le vieux continent. Des pistes administratives sont actuellement envisagées afin de contourner dans l'urgence donc les modifications fastidieuses des remodelages des traités par des procédures visant à durcir les règles budgétaires des états. La BCE aurait ainsi les moyens d'intervenir plus facilement au chevet des périphériques ? Cependant il ne saurait être question que de supputations sur ce dernier point tant Merkel ne daigne guère voir l'institut de Francfort se "fourvoyer" dans une telle issue d'assistance : la chancelière exige que la BCE conserve son statut d'indépendance. Inutile en outre d'évoquer le champ qui se libérerait pour la mutualisation des dettes. Berlin a dit "nein" itou !


La paire phare du forex s'est enthousiasmée -hâtivement ?- en cette entame de semaine sur le marché des devises dans un entrain quasiment époustouflant d'insouciance. Dans ces conditions, le vert était inébranlable sur l'échiquier graphique. Les consommateurs allemands sur la foi du baromètre GfK avaient toujours le moral au beau fixe, ce qui arrangea les acheteurs de l'euro. Au Foxy Trading Club, nous pensions effectivement que la baisse relativement importante avait des chances de se contenir autour du 1.3200 mais nous n'aurions pas parié sur un tel rebond. Soit ! Sur l'autel du scénario de reprise vers le palier mentionné au 5 octobre 2011, il faut considérer le dynamisme haussier avec quand même intérêt. Le franchissement du 1.3400 s'il était avéré dans les heures à venir aurait tôt fait de proposer une séquence de respiration des preneurs du couple monétaire. Nous reviendrions à la vente autour du 1.3480/3500 au cas où. Aujourd'hui, le case-shiller apportera des éclarcissements sur les prix du parc immobilier chez l'oncle Sam sans oublier l'indice de confiance du consommateur du Conference Board au programme des statistiques. La nervosité dans les échanges reste le fil rouge des ébats.


Balises
BB2 : 1.3234 BB : 1.3290 BH : 1.3410 BH2 : 1.3485