Depuis plusieurs semaines, la France subit une sécheresse à laquelle s’ajoute une vague de froid inhabituelle pour le printemps. Cette situation impacte le potentiel de rendement des céréales d’hiver et pénalise le développement des cultures de printemps.



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Paris, le 20 avril 2017 – « La situation est à surveiller de près : nous traversons une période de sécheresse et de froid sur la majeure partie de l’Hexagone » s’alarme Michel Portier, directeur général d’Agritel et agriculteur dans l’Oise. La région des Hauts de France subit par exemple un déficit de précipitation depuis le 1er novembre 2016 de - 30 % par rapport à la moyenne sur 5 ans, alors qu’elle fournit à elle seule environ 18 % du blé français.

L’état des blés tendres et des orges d’hiver est inquiétant. Le manque d’eau a provoqué un ralentissement de croissance et un jaunissement des cultures. Sans précipitation, l’azote, élément indispensable, ne peut être assimilé par la plante. L’autre facteur préoccupant est le froid et l’alternance de périodes de gel/dégel. Au printemps, les températures inférieures à – 4 degrés risquent de provoquer des gels d’épis et donc de limiter le rendement. Le constat est identique sur les autres cultures. Le colza subit des retards de croissance et des avortements de fleurs. Par manque d’eau, les maïs et les tournesols, tout juste semés, ne lèvent pas de manière homogène. Certains agriculteurs sont même contraints de retarder leurs semis de cultures de printemps.

« La perte de rendement ne peut être estimée à ce jour. La situation pourrait s’améliorer en cas de précipitations d’ici 15 jours, bien que certaines parcelles aient déjà atteint un point critique », explique Michel Portier. La récolte catastrophique de 2016, 54 quintaux/ha en blé tendre contre 75 en moyenne sur 5 ans, a durement impacté la situation financière des agriculteurs et des organismes stockeurs. « Nous ne pouvons revivre une telle récolte en 2017 ! S’il ne pleut pas dans les prochaines semaines, les conséquences sur les rendements seront majeures et la situation va devenir alors très compliquée pour toute la filière, producteurs en tête », s’inquiète Michel Portier.


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