L'étude MONARCH a permis de démontrer la supériorité du sarilumab sur l'adalimumab, administrés respectivement en monothérapie, chez des adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde active -



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Paris (France) et Tarrytown (New York) - Le 16 novembre 2016 - Sanofi et Regeneron Pharmaceuticals, Inc. présenteront aujourd'hui les résultats de l'étude de phase 3 SARIL-RA-MONARCH qui a démontré la supériorité de l'agent expérimental sarilumab  sur l'adalimumab (commercialisé par AbbVie sous le nom de marque HUMIRA®), tous deux administrés en monothérapie, au titre de l'amélioration des signes et symptômes cliniques de la polyarthrite rhumatoïde active de l'adulte. Ces résultats feront l'objet d'une communication qui sera présentée aujourd'hui au Congrès annuel de l'American College of Rheumatology (ACR) à Washington, DC.

« Approximativement 30 % des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde sont traitées par des agents biologiques en monothérapie, en grande partie à cause de leur intolérance au méthotrexate », a souligné l'auteur principal de cette communication, le Dr Gerd Burmester de l'Hôpital universitaire de la Charité à Berlin en Allemagne. « Dans l'étude MONARCH qui a comparé deux monothérapies, le sarilumab a été une option thérapeutique plus efficace que l'adalimumab, l'agent biologique le plus fréquemment utilisé aujourd'hui dans le traitement de cette maladie.»

Résultats de l'étude SARIL-RA-MONARCH
L'étude SARIL-RA-MONARCH a recruté 369 patients adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde active non répondeurs ou intolérants au méthotrexate (MTX) ou pour lesquels ce type de traitement est contre-indiqué. Les patients ont été randomisés afin de recevoir soit une monothérapie par sarilumab par voie sous-cutanée (200 mg toutes les 2 semaines), soit une monothérapie par adalimumab (40 mg toutes les 2 semaines) ; les patients qui ne répondaient pas adéquatement à l'adalimumab pouvaient passer à une dose hebdomadaire. Les résultats préliminaires de cette étude ont été annoncés en mars 2016.[1]  

Le critère d'évaluation principal était les variations, par rapport au départ, du score DAS28-ESR après 24 semaines. Ces scores ont affiché une différence statistiquement significative en faveur du sarilumab (-3,28 pour le sarilumab contre -2,20 pour l'adalimumab, p < 0,0001).1 Le score DAS28-ESR est une mesure de l'activité de la maladie, qui inclut l'évaluation de 28 articulations au titre de la sensibilité et de l'oedème (DAS28), soit une évaluation générale de l'état de santé par le patient lui-même, tandis que l'ESR est un indicateur biologique de l'inflammation.[2]

L'étude a également atteint d'importants critères d'évaluation cliniques secondaires dont une amélioration du score de l'American College of Rheumatology (ACR) et des scores de la fonction physique mesurées par le Questionnaire HAQ-DI (Health Assessment Questionnaire - Disability Index).1 Les résultats de l'étude font notamment ressortir ce qui suit :
Une amélioration supérieure des signes et symptômes de la polyarthrite rhumatoïde chez les patients traités par sarilumab, mesurée par la proportion de patients ayant obtenu une amélioration de 20 % des critères ACR (72 % pour le sarilumab contre 58 % pour l'adalimumab, p < 0,01). La proportion de patients ayant atteint de 50 % (45 % pour le sarilumab contre 29 % pour l'adalimumab, p=0,0017) et de 70 % (23 % pour le sarilumab contre 11 % pour l'adalimumab, p=0,0036) des critères ACR a également été supérieure pour le sarilumab.1
Les taux de rémission mesurés par le score DAS28-ESR (score<2,6) ont été plus élevés pour les patients traités par sarilumab que pour ceux traités par adalimumab (26 % pour le sarilumab contre 7 % pour l'adalimumab, p  < 0,0001).1
Des améliorations du score HAQ-DI ont été observées chez les patients traités par le sarilumab comparativement à l'adalimumab. La variation par rapport au score HAQ-DI de départ à la semaine 24 s'est établie à -0,61 pour le sarilumab contre -0,43 pour l'adalimumab (p=0,0037).1

L'étude a également permis d'observer des variations numériquement supérieures du score CDAI (Clinical Disease Activity Index ou indice d'évaluation de l'activité clinique de la maladie). Ainsi, la variation de ce score à la semaine 24, par rapport au score de départ, s'est établie à -28,9 pour le sarilumab, contre -25,2 pour l'adalimumab. Des taux supérieurs de rémission mesurés au moyen de l'indice CDAI ont également été observés chez les patients traités par sarilumab (7 %) comparativement à ceux traités par adalimumab (2 %).1 Chez les adultes traités par sarilumab, le handicap fonctionnel, la douleur et la fatigue se sont davantage améliorés que chez ceux traités par adalimumab. Ces améliorations englobaient les résultats rapportés par les patients au moyen du Medical Outcomes Short Form 36 Health Survey, le score PCS (évaluation réalisée par le médecin traitant), le score MSC (mesurant l'impact psychologique de la maladie et de son traitement), ainsi que le score FACIT-F (Functional Assessment of Chronic Illness Therapy-Fatigue) mesurant la fatigue.

L'incidence des événements indésirables (64 % pour les deux groupes), des événements indésirables graves (5 % pour le sarilumab contre 7 % pour l'adalimumab), des infections (29 % pour le sarilumab contre 28 % pour l'adalimumab) et des infections graves (1 % pour les deux groupes) a été généralement comparable entre les groupes. Les cas de neutropénie, non associée à des infections, ont été plus fréquents dans le groupe sarilumab (14 % pour sarilumab contre 1 % pour l'adalimumab), conformément à ce qui a déjà été observé dans le cadre d'études antérieures portant sur des inhibiteurs IL-6. Les érythèmes au point d'injection (8 % pour le sarilumab contre 3 % pour l'adalimumab) ont également été plus fréquents dans le groupe sarilumab.1

Aucun organisme de réglementation n'a encore pleinement évalué les profils de sécurité et d'efficacité du sarilumab. S'il est approuvé, le sarilumab sera commercialisé par Regeneron et Sanofi Genzyme, la division Médecine de spécialités de Sanofi.

A propos de la polyarthrite rhumatoïde
La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune inflammatoire chronique qui fait peser un lourd fardeau sur les patients.[3],[4] Elle se caractérise par un dérèglement du système immunitaire qui l'amène à s'attaquer aux tissus des articulations, provoquant un état inflammatoire, des douleurs, puis des lésions articulaires et des incapacités.3,4 Environ 1,3 million d'Américains souffrent de cette maladie, dont près de 75 % sont des femmes.3,[5] Elle touche le plus souvent les personnes entre l'âge de 30 à 60 ans, mais peut néanmoins apparaître chez l'adulte à tout âge.[6]

A propos du sarilumab
Le sarilumab un anticorps monoclonal humain expérimental dirigé contre le récepteur IL-6 qui inhibe l'activité inflammatoire de la polyarthrite rhumatoïde modulée par la voie de signalisation IL-6. IL-6 est une cytokine présente en quantité importante dans le sérum et le liquide synovial des patients atteints de PR et dont les concentrations sont corrélées à la fois à l'activité de la maladie et à la destruction des articulations. [7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14],[15]


A propos de Sanofi
Sanofi, l'un des leaders mondiaux de la santé, s'engage dans la recherche, le développement et  la commercialisation de solutions thérapeutiques centrées sur les besoins des patients. Sanofi est organisé en cinq entités globales : Diabète et Cardiovasculaire, Médecine générale et Marchés émergents, Sanofi Genzyme, Sanofi Pasteur et Merial. Sanofi est coté à Paris (EURONEXT: SAN) et à New York (NYSE: SNY).

Sanofi Genzyme se spécialise dans le développement de médicaments de spécialité pour des maladies invalidantes, souvent difficiles à diagnostiquer et à traiter, afin d'apporter de l'espoir aux patients et à leurs familles.

A propos de Regeneron Pharmaceuticals, Inc.
Regeneron (NASDAQ: REGN) est une grande société biopharmaceutique qui découvre, développe et commercialise des médicaments pour le traitement de plusieurs maladies graves. Regeneron commercialise des produits pour le traitement des maladies oculaires, du cancer colorectal et d'une maladie inflammatoire rare et développe des candidats-médicaments dans plusieurs autres domaines thérapeutiques importants comme l'hypercholestérolémie, la polyarthrite rhumatoïde, l'asthme, la dermatite atopique, la douleur et les maladies infectieuses. Pour plus d'informations sur Regeneron, voir le site www.regeneron.com ou suivre @Regeneron sur Twitter.

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