Depuis la nuit des temps, le voyageur a toujours cherché la même chose : gagner du temps, dépenser un prix toujours plus bas et en faire le moins possible.



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Pour faire gagner du temps et de l'argent à leurs clients, les acteurs de la mobilité ont concentré leurs efforts pendant des décennies sur la vitesse et la qualité de leurs infrastructures. Construisez un avion plus gros et vous réduirez les coûts par passager. Imaginez un train plus rapide, et vous pourrez amortir son coût sur davantage de trajets.

Désormais relativement bien optimisés, ces moyens de transports « cœur » n'offriront plus d'amélioration notoire, à moins d'une rupture technologique forte. Dans l'attente du nouvel acteur qui changera la donne, il reste l'opportunité d'offrir aux voyageurs la possibilité d'en faire le moins possible.

Si l'on y regarde de près, la mobilité est une succession de déplacements à effectuer. Avant de monter dans un avion, il vous faut monter dans un taxi, prendre les transports en commun, ou utiliser votre propre voiture pour rejoindre l'aéroport. Lorsque vous êtes enfin à bord de votre avion, vous savez que vous aurez le chemin inverse à faire une fois à destination. Au total, ce sont quatre trajets aéroport/centre-ville à effectuer pour un seul voyage en avion ! Et il en va de même pour le train et la gare, le métro et ses stations, le parking et ses voitures de location, l'Autolib et ses bornes de recharge, etc.

En clair, l'accès physique au transport « cœur » est un enjeu-clé dans son utilisation.

Pour Autolib, il s'agit d'installer le plus de bornes de recharge possible dans les rues de Paris, avec un avantage concurrentiel évident par rapport aux services similaires, implantées dans des parkings souterrains, moins accessibles. Le porte-à-porte est aussi au cœur de la proposition de valeur de CityScoot, une startup qui déploie un parc de scooters électriques en libre accès, sans bornes.

C'est dans ce contexte qu'Easyjet a lancé sa propre ligne de bus à 2 euros pour rejoindre Roissy CDG depuis Paris, que la SNCF a investi dans LeCab (via sa filiale Keolis) et AlloCab, ou encore que Indigo (ex Vinci Park) déploie des vélos électriques en libre service dans ses parkings…

C'est d'ailleurs ce qui explique une grande partie du succès des VTC qui ont séduit leur clientèle grâce à la gratuité des frais d'approche. Que choisiriez-vous entre un chauffeur qui vous attend en bas de chez vous sans surcoût et une longue marche vers une station de taxis avec l'incertitude d'en trouver un ? Les taxis crient à la concurrence déloyale, mais les voyageurs, eux, on déjà changé leurs habitudes.

Dans l'industrie du transport de personnes, L'heure semble donc être au porte-à-porte, car pour les consommateurs cette solution semble s'imposer comme la plus confortable.

Manoël ROY, CEO de ECTOR / http://www.ectorparking.com

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