Globalement, le nombre de transactions chute alors que les incertitudes persistent sur le marché nord-américain des fusions-acquisitions.



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Les acquéreurs continuent de surperformer sur un marché des fusions-acquisitions au ralenti.

Paris, le 08 juillet 2016 – Avec dix opérations achevées à ce jour selon le dernier suivi trimestriel de la performance des transactions (QDPM) réalisé par Willis Towers Watson, le nombre de transactions de fusions-acquisitions[1] géantes, les « méga-transactions » a atteint un record historique au deuxième trimestre, dans un contexte de baisse générale du volume des activités de rapprochement d’entreprises. A titre de comparaison, seules cinq opérations avaient été enregistrées pour la même période en 2015.

L’analyse, effectuée en partenariat avec Cass Business School, révèle également que les acquéreurs continuent d’enregistrer d’excellentes performances financières, sur la lancée ininterrompue de quatorze trimestres consécutifs de surperformance. Les acquéreurs affichent ainsi une surperformance par rapport à l’indice[2] de 7,3 points de pourcentage (pp) contre 5,3 pp au trimestre précédent.

Selon Maud Mercier-Pain, directrice du département retraite et avantages sociaux à l’international de Willis Towers Watson France, « Nous avons assisté à un ralentissement marqué des volumes de transactions par rapport au nombre record d’opérations de fusion-acquisition réalisées en fin d’année dernière. Cependant, le nombre élevé de méga-transactions enregistrées ce trimestre reflète la confiance que gardent les plus importants acquéreurs ainsi que l’allongement général des délais d’exécution des opérations de plus grande envergure. »

La répartition géographique des transactions montre une baisse significative des volumes en Amérique du Nord, avec 88 opérations achevées au 2ème trimestre 2016 contre 119 au même trimestre en 2015. L’Asie et l’Europe ont également accusé une baisse des volumes de transactions, toutefois moindre qu’en Amérique du Nord, avec respectivement 58 et 34 opérations au 2ème trimestre 2016 contre 79 et 43 à la même période en 2015. Les acquéreurs asiatiques conservent la première place du podium avec une surperformance de 22,8 pp par rapport à l’indice régional. Les acquéreurs européens ont, quant à eux, surperformé leur indice régional de 5,9 pp, suivis des acquéreurs nord-américains dont la performance s’inscrit de 2,2 pp au-dessus de leur indice, soit la première surperformance de la région depuis le 3ème trimestre 2015.

« Le recul des volumes de transactions en Amérique du Nord pourrait indiquer la fin du pic d’activité des transactions de fusion-acquisition mais il pourrait également témoigner de l’incertitude soulevée par l’actuelle campagne électorale pour les élections présidentielles aux Etats-Unis. Notre analyse montre une corrélation apparente entre les années électorales aux Etats-Unis et la sous-performance des opérations de fusion-acquisition, comme cela fut le cas en 2012 et en 2008. On peut par conséquent se demander si la chute des volumes est significative ou si elle est le simple reflet du climat politique. », précise Maud Mercier-Pain.

Il ressort également de l’analyse que la performance des acquéreurs locaux, intrarégionaux et intersectoriels a considérablement grimpé par rapport au dernier trimestre, avec des surperformances respectives de 12,1 pp, 10,6 pp et 13,9 pp. L’analyse sectorielle depuis le début de l’année montre une surperformance par rapport aux indices sectoriels respectifs pour tous les secteurs à l’exception de l’énergie et des télécommunications.

« L’activité de fusion-acquisition a connu un trimestre intéressant à bien des égards. On observe des opérations à succès dans un large éventail de secteurs, avec une prise de distance par rapport à la prédominance de secteurs comme l’industrie pharmaceutique. Les résultats révèlent également un solide noyau de secteurs très performants en matière de fusion-acquisition, notamment à travers les opérations locales, intrarégionales et intersectorielles. Si l’on s’interroge toujours sur un éventuel déclin du marché, nous sommes d’avis que le thème le plus constant dans cette analyse est la surperformance des acquéreurs par rapport aux indices mondiaux, régionaux et sectoriels. Le prochain trimestre sera important. Si les volumes de transactions se maintiennent au même niveau, nous aurons dépassé le sommet de la vague, mais jusque-là, la question demeure de savoir si l’activité de fusion-acquisition marque simplement une pause ou si elle plafonne. », conclue Maud Mercier-Pain.


Note aux rédacteurs :
MÉTHODE QDPM DE WILLIS TOWERS WATSON
·         L’intégralité de l’analyse est conduite du point de vue de l’acquéreur.
·         La performance des cours des actions pendant le trimestre sous revue est mesurée en termes d’évolution des cours en pourcentage, à compter de six mois avant la date de l’annonce jusqu’à la fin du trimestre.
·         Toutes les transactions pour lesquelles l’acquéreur possédait moins de 50 % des actions de la cible après l’acquisition ont été écartées. Par conséquent aucune prise de participations minoritaires n’a été considérée. Toutes les transactions pour lesquelles l’acquéreur détenait plus de 50 % des actions de la cible avant l’acquisition ont été également écartées, ce qui signifie qu’aucune acquisition de participations restantes n’a été prise en compte.
·         Cette analyse porte uniquement sur les transactions de fusion-acquisition d’une valeur d’au moins 100 millions USD.
·         Source des données sur les transactions : Thomson Reuters

A PROPOS DE WILLIS TOWERS WATSON HUMAN CAPITAL M&A
Willis Towers Watson Human Capital M&A Practice conseille ses clients sur les enjeux de capital humain dans le contexte d’une transaction. La prestation de conseil couvre les éléments clés d’une vérification préalable des éléments financiers jusqu’à l’intégration des effectifs une fois la transaction achevée.


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Willis Towers Watson (NASDAQ : WLTW) est l’un des plus grands cabinets de conseil, de courtage et de solutions logicielles au monde. Nous aidons nos clients internationaux à faire du risque un vecteur de croissance. Willis Towers Watson, dont les origines remontent à 1828, compte 39 000 collaborateurs dans plus de 120 pays. Nous concevons et proposons des solutions de maîtrise du risque, de gestion des avantages sociaux, d’accompagnement des talents et d’optimisation du capital pour protéger et aider les institutions et les individus. Forts d’un positionnement unique, nous savons où se croisent talents, actifs et idées : un avantage que nous mettons au service de la performance des entreprises. Ensemble, libérons les potentiels. Pour en savoir plus, rendez-vous sur willistowerswatson.com.

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