Il existe une culture de l'accumulation des données dans le secteur européen des services financiers, alors que 78 % des informations stockées sont soit inconnues, soit inutiles



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À peine 22 % des données sont considérées comme stratégiques ;
Au total, la surcharge de données pourrait coûter aux organismes financiers jusqu'à 2,2 trillions de livres (2,8 trillions d'euros) d'ici 2020.

Paris, France, 18 mai 2016 –  Sur l'ensemble des données actuellement stockées et traitées par les sociétés de services financiers dans toute l'Europe, la moitié (50 %) sont considérées comme « obscures » (dont le contenu est inconnu), selon une nouvelle étude par Veritas Technologies, le leader mondial de la gestion de l'information. Ces données, qui présentent un risque sérieux de non-conformité dans un contexte de réglementation changeante, peuvent contenir aussi bien des informations commerciales de valeur que des informations non conformes, telles que des données personnelles sur les clients et les employés.

Le rapport mondial Databerg révèle par ailleurs que 28 % des données stockées dans le secteur sont considérées comme redondantes, obsolètes ou inutiles (en anglais « ROT », Redundant, Obsolete, Trivial) et reconnues comme étant sans intérêt pour l'entreprise. Laissées en l'état, ces données ROT et inconnues coûteront inutilement aux organismes financiers européens un total de 2,2 trillions de livres (environ 2,8 trillions d'euros) d’ici 2020.

Les sociétés européennes de services financiers sont soumises à une double pression réglementaire. Celle de la nouvelle législation sur la protection des données qui va renforcer la protection de la confidentialité et celle des réglementations sectorielles destinées à améliorer la transparence et lutter contre la fraude au sein du secteur. Le nouveau règlement général européen sur la protection des données (GDPR), par exemple, exposera les organismes de services financiers à de nouvelles amendes pouvant atteindre 20 millions d'euros, ou 4 % du chiffre d'affaire annuel mondial réalisé lors du précédent exercice comptable. Parce qu'elles sont en contact avec une clientèle, ces entreprises devront également composer avec les nouveaux droits que leurs clients pourront faire valoir, comme celui de faire transférer leurs données chez un autre prestataire. Dans le même temps, le nouveau cadre de travail Solvency II oblige les assureurs à surveiller de très près leurs données, afin de mesurer le degré de diversification de leur société et, de ce fait, le montant de capital qu'elles doivent détenir.

Ignorant le risque de non-conformité, en revanche, les banques, assurances et autres sociétés de services financiers créent et stockent toujours plus de données, en raison d'une culture d’« accumulation » et de l'indifférence vis-à-vis des règles de conservation. En effet, d'après l'étude, les responsables informatiques des établissements financiers estiment que seulement 22 % de l'ensemble des données stockées entrent dans la catégorie des informations stratégiques.

« Une culture de l'accumulation des données accélère la multiplication des données ROT et des données obscures au sein d'une entreprise. Pour résoudre le problème, il faut commencer par comprendre et reconnaître que cette culture existe », déclare Matthew Ellard, vice-président senior, EMEA, chez Veritas. « Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à s'en rendre compte. Pour la plupart d'entre elles, le problème réside dans le fait qu'elles ne savent pas quelles données aborder en premier, car elles n'ont aucune vision des risques ou de la valeur que les données obscures présentent. Une fois que cet environnement est appréhendé, elles peuvent prendre des décisions plus rapidement, avec d'autant plus de confiance. Elles prennent le contrôle sur leur Databerg et sont mieux préparées à accueillir les projets de loi en cours, comme le GDPR.

Les données personnelles n'ont jamais autant encombré les réseaux des services financiers
La méconnaissance des données stockées sur le réseau présente de sérieux risques pour l'entreprise et exclut tout « déni plausible » en cas d’enquête réglementaire ou criminelle. En y regardant de plus près, les sociétés paient pour stocker des données n'ayant aucune valeur pour elles. En moyenne, 21 % des employés du secteur des services financiers stockent des fichiers personnels sur leurs équipements professionnels, notamment des photos (53 %), de la musique (43 %), des pièces d'identité et des documents juridiques (49 %) et des contenus sociaux (29 %). À première vue anodine, la présence de tels fichiers sur le réseau de l'entreprise présente non seulement des risques en matière de confidentialité, qu'il peut être difficile de prévoir ou d'évaluer, mais également des risques potentiels en termes de copyright. Sachant que la plupart de ces données sont obscures, les services informatiques ne parviennent pas à faire la distinction entre celles qui ont de valeur et celles dénuées de tout intérêt.

Le rapport mondial Databerg est le fruit d'une vaste enquête indépendante menée auprès de 2 550 décideurs informatiques senior dans 22 pays. Réalisée pour Veritas par le cabinet Vanson Bourne, cette étude examine les pratiques de stockage et de gestion des données des entreprises du monde entier (notamment en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, au Moyen-Orient et dans la zone Asie-Pacifique), mettant en lumière les attitudes et comportements favorisant une explosion sans précédent des données.

Pour en savoir plus sur l'impact de ce problème sur les entreprises du monde entier, tous secteurs confondus, téléchargez le rapport mondial Databerg de Veritas.


À propos de Veritas Technologies
Veritas Technologies permet aux entreprises de tirer pleinement parti de leurs données grâce à des solutions de gestion de l'information conçues pour les environnements les plus vastes et les plus complexes au monde. Veritas collabore avec des entreprises de toutes tailles, dont 86 pour cent des sociétés du classement Fortune 500, pour améliorer la disponibilité des données et leur compréhension, et donc apporter un avantage concurrentiel. www.veritas.com
Veritas et le logo Veritas sont des marques commerciales ou des marques déposées de Veritas Technologies LLC ou de ses filiales aux États-Unis et dans d'autres pays. © 2016 Veritas Technologies. Tous droits réservés.

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