La mission Jason-CS/Sentinel-6 va permettre de continuer à observer la topographie de la surface des océans



Téléchargez gratuitement le guide
Dopez vos plus-values

§  Le lancement du nouveau satellite du programme Copernicus est prévu pour

      2020



Airbus Defence and Space, numéro deux mondial des technologies spatiales, et l’Agence spatiale européenne (ESA) ont signé un contrat portant sur le développement et la construction des satellites Jason-CS/Sentinel-6A, à l’occasion du 36e Symposium International sur la télédétection pour l’environnement (ISRSE) organisé à Berlin. Cette mission va fournir des mesures de haute précision sur la topographie de la surface des océans. Le montant du contrat est de 177 millions d’euros. La décision relative à la mise en œuvre du deuxième satellite doit être prise après approbation du programme  par le  Conseil d’EUMETSAT, l’Organisation européenne pour l’exploitation de satellites météorologiques, prévu en juin 2015. Il doit être co-financé par EUMETSAT et par la Commission européenne dans le cadre du programme Copernicus.



Tous les 10 jours, les satellites mesureront la distance qui les sépare de la surface de l’océan avec une précision de quelques centimètres et utiliseront les données recueillies pour cartographier l’ensemble de la topographie océanique. L’observation des variations de hauteur de la surface des océans avec un tel degré de précision fournit des informations sur le niveau des mers, la vitesse, la direction des courants et le stockage de chaleur dans l’océan. Ces mesures seront indispensables pour modéliser les océans et anticiper une  augmentation du niveau des mers. Leur rôle sera de plus en plus important pour les prévisions météorologiques et les avis de  tempête.



La mission Sentinel-6 est partie intégrante du programme européen d’observation de la Terre Copernicus et poursuit la mission d’altimétrie satellitaire commencée en 1992. D’une masse d’environ 1,3 tonne, les satellites Jason-CS/Sentinel-6 vont assurer respectivement à partir de 2020 et de 2026, la poursuite des mesures régulières à une altitude d’environ 1 350 kilomètres. L’exploitation de chaque satellite sera supervisée et gérée par EUMETSAT depuis Darmstadt, en Allemagne, sur une durée de cinq ans et demi. Le développement de ces  satellites est dérivé du programme CryoSat qui s’est montré extrêmement performant.



« Le programme Jason-CS/Sentinel-6 témoigne de l’excellence et du  savoir-faire d’Airbus Defence and Space dans le domaine de l’observation de la Terre », a déclaré Michael Menking, Directeur de l’Observation de la Terre, de la Navigation et des Sciences de Space Systems à l’occasion de la signature. « Ces  satellites extrêmement fiables et performants collectent durablement des données précises sur notre écosystème, fournissant ainsi aux responsables politiques, aux scientifiques et autres utilisateurs un outil important pour le diagnostic et la prise de décision ».



« En tant que maître d’œuvre de cinq des sept missions Copernicus, Airbus Defence and Space est, par excellence, le partenaire industriel de confiance  pour la surveillance de l’Environnement par satellite », a-t-il ajouté.



Tout comme pour CryoSat, le site d’Airbus Defence and Space à Friedrichshafen assurera la maîtrise d’œuvre du segment spatial et dirigera le consortium industriel pour le compte de l’ESA. Thales Alenia Space France construira l’instrument principal, un radar altimètre dont la version précédente est déjà embarquée sur CryoSat-2. D’autres instruments sont actuellement produits par la NASA/JPL aux États-Unis ou fournis par l’Administration océanique et atmosphérique nationale des États-Unis (NOAA).

Téléchargez gratuitement le guide
Dopez vos plus-values

Recommander à vos amis
  • gplus
  • pinterest