Avec plus de 1 315 000 m2 réalisés en 2014, le marché des bureaux en Régions repart à la hausse (+7%) à l’instar de l’Île-de-France (+13%). Après trois années de baisse, la courbe s’est inversée en 2014 pour atteindre un volume en ligne avec la moyenne décennale. Sur 16 villes observées par BNP Paribas Real Estate, la plupart sont en hausse ou stable par rapport à l’année 2013.



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La région Sud/Ouest redécolle avec une très belle performance de Toulouse qui marque une hausse significative de 27% avec 140 000 m2 et Bordeaux qui reste stable avec 91 000 m2. Vient ensuite la région PACA où le marché d’Aix/Marseille a retrouvé du tonus avec 126 400 m2 placés en 2014, soit une hausse de 18%, tandis que le marché de Nice et les Alpes-Maritimes se positionne au-dessus de sa moyenne à 5 ans avec 65 000 m2 placés.

Une situation identique pour la région Est où Strasbourg, Nancy et Metz marquent une belle progression après une mauvaise année 2013 et viennent se positionner également au-dessus de leur moyenne à 5 ans.

La région Ouest avec Nantes, dont le marché a comptabilisé 87 000 m2 placés, reste stable.

En Rhône-Alpes, Lyon avec 243 000 m2 placés reste leader en Régions malgré une légère baisse de -4%.

Dans la région Nord, Lille se stabilise à 166 000 m2, soit -3% par rapport à 2013.

Cette hausse globale est due principalement aux transactions de grandes surfaces qui ont tiré le marché vers le haut avec une augmentation de 35 % par rapport à 2013. En effet, 25 transactions supérieures à 5 000 m2 ont été réalisées en Régions représentant 20% des volumes commercialisés. Toulouse a plus particulièrement bénéficié de cet effet « méga deal » avec trois transactions supérieures à 10 000 m2 dont Safran pour 25 000 m2 et Airbus (17 700 m2). Nice a surperformé portée par la transaction Amadeus de 23 000 m2 qui représente à elle seule un tiers du volume global réalisé dans les Alpes-Maritimes.

Lyon a cumulé sept transactions supérieures à 5 000 m2 en 2014 contre cinq en 2013, avec notamment la Caisse d’Epargne qui a acheté la tour Incity dans le quartier de la Part Dieu et s’y installera sur 17 600 m2, ou Sanofi pour 15 500 m2 à Gerland.

A Marseille, le secteur public revient sur le marché. Porté par la transaction attendue de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole de 16 000 m2 dans l’emblématique tour « La Marseillaise » et celle de la Ville de Marseille de 11 000 m2 sur Euromed 2, le marché marseillais marque une forte progression de 43% dans le neuf.

« Si l’on regarde par typologie d’acteurs, ce sont les secteurs de l’Industrie et des Services Publics qui ont dynamisé le marché en Régions représentant à eux deux 40% du volume global réalisé en 2014. Avec 13% des grandes transactions supérieures à 1 000 m2 contre 8% en 2013, le secteur des Technologies, de l’Information et de la Communication monte à la 3ème place ex aequo avec les services Juridiques et Conseil qui restent stables », précise Jean-Laurent de La Prade, Directeur Général Adjoint de BNP Paribas Real Estate Transaction France, en charge des Régions.

Le classement des secteurs d’affaires en régions montre que Toulouse/Blagnac est en haut de podiumavec 70 000 m2 placés en 2014, devant Lille Centre (65 000 m2). Gerland occupe la 3ème place avec 58 000 m2 et dépasse pour la première fois la Part Dieu, à égalité avec Euromed (46 000 m2).

Les loyers sont restés globalement stables en 2014, mais les mesures d’accompagnement sont de plus en plus pratiquées. L’écart entre loyer facial et loyer économique s’établit en moyenne à 10%.

L’offre à un an se stabilise à 2 460 000 m2. Néanmoins, le marché est à deux vitesses : le volume d’offres de seconde main poursuit sa tendance à la hausse (+4%), alors que l’offre neuve enregistre une baisse de

-7%. Fait significatif, la part de l’offre neuve est au plus bas depuis 2007, elle ne représente que 27% de l’offre globale. Les volumes en chantier sont encore en baisse, mais le regain de projets en blanc avec 63 000 m2 fin 2014 contre 45 000 m2 fin 2013 laisse présager un redémarrage et une confiance affirmée pour les Régions.

« En 2015, le marché des Régions devrait croiser à bonne altitude pour deux raisons essentiellement. D’une part, le volume de la nouvelle demande est stable avec +1% et d’autre part, les indicateurs macro-économiques en France devraient être mieux orientés avec une croissance du PIB attendue de 0,7% versus +0,4% en 2014, et une vraie dynamique en Rhône-Alpes, dans les régions du sud et de l’arc Atlantique », conclut Jean-Laurent de La Prade.


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