La CSMF, premier syndicat médical français, s’inquiète de la perspective du plan de 10 milliards d’Euros d’économies envisagé par le Gouvernement sur l’Assurance Maladie dans le cadre du programme global de réduction des déficits.



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La CSMF estime qu’imposer au secteur de la santé de supporter, à lui seul, 20% du montant global des 50 milliards d’économies prévues est en contradiction avec l’objectif du pacte de solidarité qui vise à faire de la santé une priorité.

En effet, avec un objectif national de dépenses d’assurance maladie fixé au-dessous de la barre fatidique des 2%, le Gouvernement imposera le retour d’une maîtrise des dépenses purement comptable qui ne pourra se traduire, une fois de plus, que par le retour de la contrainte sur les médecins libéraux et, de façon indirecte, sur les patients.

La CSMF rappelle que de tels scénarios de maîtrise reposant sur les dépenses de soins sont risqués et dangereux. Ils peuvent être remis en question dès lors que survient le moindre pic épidémique, déclenchant la mise en œuvre de nouveaux plans d’économies correctifs encore plus coercitifs, proposés par le Comité d’Alerte.

Le choix de la maîtrise comptable est une erreur de stratégie qui ne peut que conduire au rationnement des soins pour les patients, et pour les médecins au gel des honoraires médicaux, alors que ces derniers sont déjà sous évalués.

La CSMF est opposée à un tel scénario qui mettrait un terme à la dynamique conventionnelle et ne permettrait pas à la réforme prévue par la stratégie nationale de se déployer, faute de moyens.

La CSMF estime qu’il faut avoir une vision d’ensemble sur l’organisation du système de soins et oser enfin déshospitaliser notre pays en développant massivement la chirurgie ambulatoire, le maintien à domicile, les sorties précoces d’hospitalisation, en agissant concrètement sur les hospitalisations évitables et en régulant pour de bon l’accès aux services d’urgences hospitaliers. Ceci suppose de réduire le nombre de lits d’hospitalisation publique, et, bien entendu, de transférer les moyens indispensables à la médecine de ville libérale pour lui donner les moyens de mieux s’organiser et de se moderniser.

Sans ce mouvement indispensable de réorganisation et de réaffectation des moyens en faveur des soins de ville, il n’y aura aucune amélioration des comptes de l’assurance maladie.

La CSMF, premier syndicat médical français, considère qu’il est temps de revoir les priorités et exige que le Gouvernement implique les hôpitaux publics dans la politique de maîtrise des dépenses, et qu’il rétablisse enfin des équilibres plus justes dans la répartition des efforts qui ne peuvent plus reposer uniquement sur la médecine de ville libérale.

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