Le Président de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso, et le commissaire au multilinguisme, M. Leonard Orban, ont invité 16 traducteurs, écrivains, éditeurs et critiques littéraires connus de diverses nationalités à un déjeuner-débat sur la traduction et la culture qui aura lieu à Bruxelles le 6 novembre. Dans la matinée, les participants s’entretiendront de la traduction en tant que clé du dialogue interculturel et passerelle intellectuelle entre « petites » et « grandes » langues, mais également de toutes ses formes et de tous ses acteurs.



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Pour sa part, M. Orban a indiqué : « Je considère la traduction comme l’une des expressions du multilinguisme. Une société est multilingue lorsque ses citoyens peuvent parler plusieurs langues, certes, mais aussi lorsque les langues que l’on y parle communiquent continûment par la traduction. Après tout, celle-ci est une constante négociation entre l’auteur, le traducteur et le lecteur. En Europe, nous ne le savons que trop bien, la négociation est l’essence même de notre cohésion. »

Voici la liste des participants au déjeuner-débat sur la culture et la traduction :

Jacques De Decker (Belgique)
Myriam Diocaretz (Pays-Bas)
Bernard Foccroulle (Belgique)
Francois Jullien (France)
Jens Christian Grøndahl (Danemark)
Martin Solotruk (Slovaquie)
Radu Mihãileanu (Roumanie)
Christine Jordis (France)
Vasco Graça Moura (Portugal)
Hugo De Greef (Belgique)
Sergio Pent (Italie)
Annette Wasserman (Allemagne)
Nicolae Manolescu (Roumanie)
Javier Santillán (Espagne)
Eric Lane (Royaume-Uni)
Michael Zeeman (Pays-Bas)
Ce déjeuner-débat sera la première étape d’une initiative qui en compte deux et qui s’achèvera en avril 2009 par une conférence consacrée à la traduction littéraire, l’objectif étant de réserver une meilleure place à ce type de traduction en particulier et à la traduction en général. Umberto Eco l’a dit : « La traduction est la langue de l’Europe. » La traduction littéraire est une question de nature transversale : elle concerne les écrivains, les éditeurs et les critiques, mais elle est aussi présente dans d’autres secteurs de la culture, tels que le cinéma ou la musique. Enfin, elle est importante pour l’étude des langues, l’intégration des travailleurs migrants, la préservation de l’identité, la lutte contre l’illettrisme, la maîtrise de la langue maternelle et les nouvelles technologies.

Contexte

La traduction est un aspect essentiel de la nouvelle stratégie pour le multilinguisme que la Commission a exposée dans une communication récente :

http://ec.europa.eu/education/languages/news/news2853_fr.htm

http://ec.europa.eu/education/languages/eu-language-policy/index_fr.htm

Le programme communautaire « Culture » (2007-2013) apporte son soutien à la traduction littéraire d’une langue européenne dans une autre : il s’agit d’aider les citoyens à mieux connaître la littérature et le patrimoine littéraire des autres États membres et, partant, de contribuer à l’amélioration des politiques relatives au multilinguisme et de favoriser le dialogue interculturel.

Peuvent prétendre à ce soutien les maisons d’édition ou groupes d’édition privés ou publics qui forment le projet de publier des ouvrages de fiction (romans, contes, nouvelles, pièces de théâtre, poésie ou bandes dessinées).

Plusieurs milliers de livres ont déjà été traduits grâce à des subventions accordées au titre de précédents programmes communautaires d’aide à la traduction littéraire, dont « Culture 2000 », et cette action se poursuit avec le nouveau programme « Culture » (2007-2013). Chaque année, les éditeurs qui travaillent dans des langues moins répandues sont parmi les principaux bénéficiaires de ces programmes.

http://ec.europa.eu/culture/our-programmes-and-actions/doc509_fr.htm


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