Le Gouvernement vient d’annoncer un nouveau plan de rigueur dans lequel, une fois de plus, tous les efforts sont demandés aux soins de ville et en particulier aux médecins libéraux, contre pratiquement rien à l’hôpital (250 millions d’€ sur 2 milliards d’€).



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Les mesures de rigueur annoncées pénalisent et découragent ceux qui ont fait le plus d’effort dans la maîtrise des dépenses.  

Alors même que les comptes de l’Assurance Maladie montrent que le poste de dépenses concernant les honoraires médicaux reste contenu, le Gouvernement frappe la profession deux fois. Une première fois en donnant un coup de frein brutal à des négociations conventionnelles constructives et prometteuses, pour faire place à son plan de rigueur. La seconde, en annonçant des gains de productivité sur certains actes de biologie et de radiologie auxquels s’ajoutent de nouveaux objectifs d’économie à hauteur de 450 millions d’€.

D’autre part, la CSMF constate que le Gouvernement s’est enfin décidé, comme elle le demande depuis de nombreuses années, à apporter de nouvelles recettes à l’Assurance Maladie. Cette décision aurait pu aller dans la bonne direction, si l’apport des complémentaires santé n’était assorti de conditions, acceptées par le Gouvernement, dont l’effet sera de modifier la donne conventionnelle.  

Si l’intervention des complémentaires santé peut s’avérer ponctuellement souhaitable et utile sur certains dossiers, comme par exemple la création du secteur optionnel, les installer de façon systématique dans toutes les négociations bouleverserait le contrat conventionnel en cours et risquerait de marginaliser les professionnels de santé, et les médecins en particulier. A ce sujet, la CSMF rappelle tout particulièrement son attachement au paiement à l’acte et au maintien en l’état du secteur 2 aux côtés du nouveau secteur optionnel.  

A la veille d’une grande réforme de notre système de santé, avec un projet de texte de loi tenu secret et un processus de semblant de concertation qui vient d’être ajourné, sans doute pour laisser le champ aux ordonnances, alors que la conclusion des négociations conventionnelles en cours a été suspendue et repoussée à septembre, alors que le PLFSS 2009 s’annonce déjà comme le plus drastique jamais connu, et face au décalage répété entre, d’un côté les annonces rassurantes du Gouvernement et les agissements contradictoires de celui-ci, la CSMF, premier syndicat médial français, est entrée dans une phase de doute.

Elle dénonce l’attitude du gouvernement qui pense vouloir tout résoudre par les économies comptables et en organisant la fragilisation de l’édifice conventionnel.


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