Lors de sa prochaine session plénière des 13 et 14 février 2008, le CESE examinera trois projets d'avis exploratoires concernant des questions essentielles du débat actuel sur la politique européenne en matière d'énergie et de changement climatique. Ces projets d'avis portent sur le bouquet énergétique dans les transports, la contribution des consommateurs finaux à l'efficacité énergétique des bâtiments et l'éventuel effet positif ou négatif d'exigences politiques accrues en matière d'environnement et d'énergie sur la compétitivité de l'industrie européenne.



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Dans le projet d'avis exploratoire sur "le bouquet énergétique dans les transports" (rapporteur: M. Iozia, groupe II – salariés, Italie), élaboré à la demande de la Commission européenne, le rapporteur explique que l'avenir des transports devra se fonder sur une progressive décarbonatation des carburants, l'objectif ultime étant de ramener les émissions à zéro. L'utilisation efficace de l'hydrogène en tant que source d'énergie adaptée aux transports – à l'heure actuelle soumise à des limitations – dépendra du soutien que les pouvoirs publics nationaux et européens apporteront aux recherches menées dans ce domaine. L'option optimale est la production d'hydrogène (H2) à partir d'énergies renouvelables, telles que la biomasse, la photolyse, l'énergie solaire thermodynamique ou photovoltaïque, l'énergie éolienne ou hydroélectrique. Il convient de privilégier l'utilisation de l'électricité dans les transports. Avec les sources d'énergie existantes et le futur potentiel en matière d'énergies de remplacement, nous pouvons nous montrer optimistes quant à la fourniture, à l'avenir, d'électricité propre. Le projet d'avis soutient le principe du "pollueur-payeur".

Le projet d'avis exploratoire intitulé "L'efficacité énergétique dans les immeubles – la contribution des utilisateurs finaux" (rapporteur: M. Pezzini, groupe I – employeurs, Italie) rappelle que l'énergie consommée pour les services liés aux bâtiments correspond environ à 40% de la consommation énergétique de l'UE. Le Comité préconise certaines mesures pouvant être utiles en vue de promouvoir auprès des utilisateurs finaux l'efficacité énergétique en général, et dans les bâtiments en particulier. De l'avis du rapporteur, il est nécessaire de tenir dûment compte des obstacles qui s'opposent à la promotion et à la mise en œuvre des mesures d'efficacité énergétique des bâtiments en Europe: obstacles techniques, économiques, financiers, juridiques, administratifs et bureaucratiques, institutionnels et de gestion, ou encore sociocomportementaux. On relève par exemple des obstacles dus aux incohérences dans l'utilisation des systèmes de chauffage et de climatisation, à la méconnaissance des conditions climatiques locales ou aux intérêts divergents des propriétaires et des occupants des bâtiments, s'agissant de l'efficacité énergétique.

Le projet d'avis exploratoire du CESE sur "l'éventuel effet positif ou négatif d'exigences politiques accrues en matière d'environnement et d'énergie sur la compétitivité de l'industrie européenne" (rapporteur: M. Wolf, groupe III - activités diverses, Allemagne), élaboré à la demande de la présidence slovène de l'UE, vise à nourrir le débat sur la politique industrielle durable. Ce projet d'avis traite la question de savoir dans quelle mesure une réduction notable de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre présente des avantages ou des inconvénients pour la compétitivité de l’UE. Il met essentiellement l'accent sur les aspects économiques et conclut que, vue la consommation énergétique et les problèmes de sécurité d'approvisionnement, la meilleure réponse est l'efficacité énergétique. Le principe directeur des mesures politiques européennes devrait être une politique climatique et énergétique privilégiant une approche basée sur la coopération, avec des partenariats entre le secteur public et le secteur privé, et qui permette d'utiliser de manière optimale les atouts des différents États membres en matière d'économie, de situation géographique et de ressources. Malgré l'urgence de la question du climat, les changements et reconversions nécessaires en matière d'approvisionnement et de consommation énergétique ne doivent pas intervenir à un rythme qui ne permettrait pas à l’économie et à la société de s’adapter.
Pour en savoir plus, veuillez consulter le texte intégral de ces avis sur la page:

http://www.eesc.europa.eu/documents/opinions/avis.asp?type=fr

Pour de plus amples détails, vous pouvez contacter:Karel Govaert
au service de presse du CESE,
99 rue Belliard, B-1040 Bruxelles
Téléphone: +32 2 546 9396/9586; portable: +32 475 75 32 02
Mél: press@eesc.europa.eu
Site Internet: http://www.eesc.europa.eu/
Communiqués de presse:
http://www.eesc.europa.eu/activities/press/cp/index_fr.asp
Le Comité économique et social européen assure la représentation des différentes composantes socio-économiques de la société civile organisée. Il constitue un organe consultatif institutionnel, établi en 1957 par le traité de Rome. Grâce à sa mission de consultation, ses membres, et donc les organisations qu'ils représentent, peuvent participer au processus décisionnel de l'Union européenne. Il compte 344 membres, nommés par le Conseil.


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