Le Secrétaire Général de la CGT FO, Jean-Claude Mailly, faisait partie de la délégation syndicale reçue ce jour par le Président de la République dans le cadre de la préparation du sommet du G8 qui doit se tenir sous présidence russe en juillet prochain.



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A cette occasion, et alors que les négociations achoppent toujours à l’OMC, Jean Claude Mailly a réaffirmé que la question de l’application des normes du travail de l’OIT demeurait une question centrale face à la mondialisation des échanges. Outre qu’elles visent à garantir les droits en matière notamment de liberté syndicale et de négociation collective, de droit à un vrai travail avec un vrai salaire, de droit à la protection sociale et l’interdiction du travail forcé et du travail des enfants, elles sont un facteur de croissance et de développement économiques dont souffrent de leur absence si cruellement les populations et travailleurs des pays en voie de développement.

Ainsi la déclaration syndicale internationale remise au chef de l’Etat rappelle que «plus d’un milliard d’hommes et de femmes sont au chômage ou sous-employés alors que presque 1,4 milliard de personnes – pratiquement la moitié de la population active mondiale totale – luttent pour survivre en dessous du seuil de pauvreté de 1,5 euro par jour» et que «dans les pays du G8, la part des salaires dans le revenu diminuant au profit des bénéfices, le chômage reste à des niveaux inacceptables».

Alors que la Russie préside pour la première fois le G8, FO a souligné que la Biélorussie faisait partie avec la Birmanie et la Colombie des pays dénoncés et clairement condamnés au titre des procédures de l’OIT. Si la Russie n’est pas membre de l’OMC, FO a rappelé que la Chine, qui n’a même pas ratifié, et pour cause, les conventions sur les libertés syndicale et le droit de négociation collective (convention 87 et 98) ni celle interdisant le travail forcé (convention 29), est, elle, membre de plein droit de l’OMC!

Tout en prenant acte de l’initiative prise par la France en matière d’aide au développement destinée à faciliter l’accès aux médicaments des pays les plus pauvres, FO a rappelé que l’on était toujours loin de l’objectif de 0,7% du PNB d’aide publique au développement, objectif pourtant fixé en 1970 au niveau de l’ONU.

FO fera partie de la délégation syndicale internationale qui doit rencontrer le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine.



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