Avec l’entrée en vigueur du nouveau régime sucrier en Europe, notamment au travers de la suppression des quotas en octobre 2017, et le retour en force de l’Europe sur le marché mondial, Agritel lance Agritel Sugar Hebdo, la nouvelle lettre d’information dédiée aux marchés du sucre et destinée à la filière française et européenne.



Téléchargez gratuitement le guide
Dopez vos plus-values

A Paris, le 15 mai 2018 - La forte baisse des cours du sucre lors des derniers 18 mois et son impact sur la santé des industries européennes a vivement inquiété les acteurs du marché sucrier, lors du Congrès mondial annuel des planteurs de canne et de betteraves, les 24 et 25 avril à Rotterdam. Le secteur fait face, quelques mois après la fin des quotas, à une forte instabilité des marchés créée par une forte surproduction au niveau mondial. « Un excédent global supérieur à 10 Mt de sucre est à craindre pour cette saison et il ne se résorbera que modérément en 2018-2019 », explique François Thaury, directeur des soft commodities chez Agritel. Suite à la libéralisation des marchés, la production en Europe s’affiche cette année en hausse d’environ 25 %. Les conditions de culture, très favorables partout dans le monde et plus particulièrement en Inde et en Thaïlande, contribuent à aviver les craintes des planteurs et des industriels. Ces deux poids lourds, l’Inde étant le 2ème producteur mondial et la Thaïlande le 2ème exportateur, vont cette année connaitre des records de production.



« Comme dans d’autres secteurs agricoles, l’usage des marchés à terme comme instrument de gestion du risque prix pourrait devenir une réalité dans la filière betteravière, si toutefois l’ensemble des acteurs le souhaite et œuvre dans ce sens », explique Michel Portier, directeur général d’Agritel. L‘utilisation des marchés à terme est pertinente dans cet environnement pour un gain de réactivité sur les évolutions des marchés. « Cette évolution de la contractualisation offrirait davantage d’options, permettrait une meilleure répartition des risques et une identification des éventuelles opportunités de marché », complète Michel Portier.



« Les planteurs européens s’interrogent déjà sur les conditions de rémunération de leurs futures récoltes de betteraves, d’autant plus qu’ils devront faire face à l’interdiction des néonicotinoïdes sur leur production, dès 2019 », détaille François Thaury. Cette interdiction entrainera inévitablement une hausse de leur coût de production et un risque élevé de chute des rendements betteraviers, au risque de fragiliser encore un peu plus la filière.

Téléchargez gratuitement le guide
Dopez vos plus-values

Recommander à vos amis
  • gplus
  • pinterest