Walter Butler est loin d'être le fils caché de John Wayne. Fils d'un américain, il naît le 16 août 1956 à Rio de Janeiro au Brésil. Après 7 années passées sur les plages brésiliennes, il découvre le climat de la France. Après des études à Sciences Po, il rentre au sein de la prestigieuse Ecole Nationale de l'Administration d'où il sortira diplômé. Tout naturellement il se dirigera vers l'Inspection des Finances en 1983. Un stage lors de ses études lui permettra d'approcher François Léotard, homme politique français. Contact qui lui sera fort utile par la suite.



A l'issue de ses études, Walter Butler se tourne vers le Ministère de l'Economie où il deviendra Inspecteur des Finances. Pendant trois ans, il y exerce ses fonctions mais la cohabitation droite/gauche mettra fin à ses activités au sein du Ministère de l'Economie. François Léotard devient Ministre de la Culture et lui propose de gérer les privatisations du secteur audiovisuel. Il est notamment en charge du dossier de la privatisation de TF1 auprès de Bouygues, avec un certain Jean-Marie Messier. Cette expérience lui ait des plus profitables mais 1988 marque un tournant. François Léotard n'est plus ministre et Walter Butler est remplacé.

Walter Butler franchit l'Océan Atlantique et va se réfugier aux Etats-Unis au sein du puissant groupe Goldman Sachs, banque d'investissement américaine. Il est nommé directeur exécutif en charge des fusions et acquisitions, d'abord à New York, puis à Londres.

Cette expérience le poussera à créer en 1990 son propre fond d'investissement, ESI. La période est peu propice, en pleine guerre d'Irak. Le prix du pétrole s'envole et la croissance ralentit. Ses premières participations attendront près d'un an mais son fonds monte rapidement en volume et investit dans plusieurs sociétés telles qu'une filiale de Péchiney, le Bottin Mondain ou encore une entreprise spécialisée dans les fournitures de bureau. Il devient un homme à qui on demande de l'aide pour redresser une emprise, tel Alain Minc qui le contacte pour redresser BDDP. Il constitue ainsi son réseau.

ESI devient Butler Capital Partners et se compose de nombreuses participations. Ainsi Butler Capital Partners a, ou a eu, dans son portefeuille des sociétés telles que Atys, Autodis, BDDP, Cesar, Ipsos, Neopost, Beauvais International, Bottin Mondain, Carpentras Donarier, Exlinea, Press Index, 1001 Listes, etc. Les participations sont choisies principalement avec des stratégies de retournement, le plus souvent financées par des LBO.

Walter Butler et Butler Capital Partners sont à nouveau mis sur le devant de la scène. Après être entré à hauteur de 30% du capital du groupe Flo, Walter Butler fait une offre pour le rachat de la SNCM, Société Nationale Maritime Corse Méditerranée. La société est fréquemment mise à mal par des grêves et un trafic en forte baisse. Cette opération se réalisera avec le groupe Veolia Trandev en 2005. Trois années plus tard, en novembre 2008, le groupe cède ses parts dans la SNCM à Veolia Trandev.

Le groupe dirigé par Walter Butler fut aussi un des actionnaires du club de football, Paris Saint Germain.