Vikram Pandit est certes un financier indien reconnu, mais son arrivée à la tête de Citigroup a étonné. En effet, sa carrière ne justifiait pas pour certains son arrivée à la tête d'un tel mastodonte financier.



Né le 14 janvier 1957 à Nagpur, dans la région du Maharashtra en Inde, Vikram Pandit est né dans une famille aisée, dont le père était directeur exécutif dans une société chimique. Il quitte l'Inde à ses 16 ans pour rejoindre les Etats-Unis et ses universités. Il cumule les diplômes. Bachelor of Science en 1976 à l'Université de Columbia, Master of Science en 1976 en Ingénierie Electrique, puis un MBA en 1980 et finit sa scolarité en tant que Docteur en Finance en 1986.

Après avoir été professeur à l'université d'Indiana, il intègre la prestigieuse banque Morgan Stanley, dirigeant plusieurs divisions. Mais la crise des subprimes se rapproche à grand pas, et Citigroup, le plus puissant groupe financier cherche de nouvelles forces vives au sein de ses équipes. Le groupe né de la fusion de Citicorp et Travelers Group en 1999, embauche Vikram Pandit, et ce dernier prend la tête de la branche Investissements du groupe. Mais cette embauche étonne. En avril 2007, Citigroup acquiert le hedge fund Old Lane créé par Vikram Pandit pour un montant de quelques 800 millions de dollars. Vikram Pandit empochera alors 165 millions de dollars, qu'il reversera en partie dans le fond.

Le 11 décembre 2007, Vikram Pandit prend les rênes d'un groupe financier touché violemment par la crise financière. Il percevra malgré tout un bonus à la signature -golden hello- étonnant de 48 millions de dollars. En juillet 2008, le hedge Fund Old Lane est définitivement fermé après avoir fait perdre plusieurs centaines de millions de dollars à Citigroup.

Depuis lors, Vikram Pandit a lancé un vaste plan d'économies pour sauver Citigroup, visant à réduire les effectifs de plus de 50.000 salariés, et les dépenses de 20%. Malgré des aides massives de la part du gouvernement américain, Citigroup est réorganisé en deux entités distinctes.