Lee Kun-hee est inconnu en France, si ce n'est depuis quelques temps pour ses frasques. Ce coréen est l'un des symboles des chaebols, ces énormes conglomérats coréens. Mais au milieu des années 90, les instances de Corée du Sud décident de mettre fin à ces structures et l'un des plus puissants groupes coréens doit se restructurer : Samsung.



Né le 9 janvier 1942, Lee Kun-hee (Lee est son nom de famille) n'est autre que le troisième fils du fondateur du groupe Samsung, Lee Byung-chul. Samsung est créé en mars 1938 et signifie "les 3 étoiles". Celui que l'on surnomme Chairman Lee, a obtenu un diplôme d'économie de l'université de Waseda à Tokyo puis un MBA à l'université Georges Washington aux Etats-Unis.

Le 22 avril 2008, alors qu'il est président du conseil d'administration de Samsung Electronics -il dirige de fait le groupe depuis 1987-, Lee Kun-hee annonce sa démission. Plusieurs mois d'enquêtes aboutissent à une inculpation d'abus de confiance et d'évasion fiscale. En effet, Lee Kun-hee semble avoir mis en place un système visant à conserver le contrôle de la société par la famille en multipliant les participations croisées. En effet, depuis plus de dix ans, le groupe doit se démantèler suite aux lois anti-chaebols en Corée. Ces chaebols ont été reconnus comme cause de plusieurs maux structurels économiques en Corée.

Son influence en Corée et en Asie est forte. Il dirigeait en effet un groupe de plus de 250.000 salariés, et est membre du Comité International Olympique depuis 1996.

Mais en décembre 2009, son influence redevient indispensable à la Corée du Sud. Cette dernière souhaite obtenir les Jeux Olympiques d'Hiver de 2018, et le poids d'un comme comme Lee Kun-hee est indispensable. En mars 2011, il reprend les rênes de Samsung.

Ce trilingue (coréen, japonais, anglais) est marié à Hong Ra-hee a eu 1 fils et 3 filles (dont l'une est décédée). Sa femme est l'une des femmes les plus riches de Corée. Lee Kun-hee a quant à lui une fortune estimée de plusieurs milliards de dollars.