Bien peu d'énarques auraient pu prendre la tête de la SNCF sans déclencher la colère des syndicats, tant leur image est souvent déconnectée du monde Cheminots. Guillaume Pépy était l'un d'eux. Enarque, il est aussi président de la SNCF depuis février 2008.



Né le 26 mai 1958 à Neuilly Sur Seine dans les Hauts de Seine, Guillaume Pépy a suivi une scolarité des plus typiques pour quelqu'un qui aspire à des responsabilités politiques. Il obtient un diplôme à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris après des études au sein de l'Ecole Alsacienne de Paris. Tout naturellement, il se tourne vers l'ENA dont il sortira diplômé en 1984, Promotion Louise Michel. La même promotion qu'un certain Pierre Moscovici. Auditeur en 1984, il se tourne rapidement vers les dorures de la République. Ainsi en 1987, Guillaume Pépy exerce la fonction de maître des requêtes au Conseil d'Etat. Dès lors il ne cessera plus de fréquenter les politiques pendant près de dix années. Guillaume Pépy travaillera ainsi sous les ordres de Gérard Longuet aux Télécommunications en 1987, Michel Charasse au Budget en 1988, Martine Aubry au Travail de 1991 à 1993, ou encore Michel Durafour et Jacques Fournier.

Mais la SNCF l'appelle et en 1993, il dirige le département des Investissements, de l'Economie et de la Stratégie de la Société Nationale des Chemins de Fers Français. Après une incursion d'un an en 1995 à la Sofres en tant que directeur générale adjoint chargé du développement, il reprend la route de la SNCF. Guillaume Pépy ne cessera alors plus de franchir les échelons. Directeur des Grandes lignes en 1997, il prend la tête de l'ensemble des activités Voyageurs en 1998. Il donne l'impulsion à de nombreux projets tels que Voyages-sncf.com (qu'il présidera de 1998 à 2006), le yield management afin d'accroître le taux d'occupation grâce à une politique tarifaire agressif, et plus récemment d'idTGV. Le 2 juillet 2007, Guillaume Pépy voit aussi un de ses projets se concrétiser à savoir l'alliance européenne des opérateurs ferroviaires Railteam, dont la SNCF détient 25% du capital, au même titre que la Deutsche Bundesbahn.

En 2003, il est nommé par Louis Gallois, alors président de la SNCF, directeur général exécutif du groupe. Le remplacement de Louis Gallois par Anne marie Idrac en juillet 2006 ne changera en rien ses fonctions, qu'il conservera jusqu'en février 2008. Guillaume Pépy devient en effet à cette date le nouveau président de la SNCF.