Né le 1er juin 1956 à Nancy, François Chérèque n'est rien d'autres que l'un des hommes les plus puissants du monde syndical français. Il dirige en effet depuis mai 2002, la puissante Confédération Française Démocratique du Travail, plus connue sous le nom de CFDT.



Né dans une famille nombreuse, François Chérèque est avant tout le fils de Jacques Chérèque. Cet ouvrier métallurgiste est un fervent militant CFDT. Il deviendra même au fil de sa carrière Secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire et à la reconversion industrielle sous le gouvernement Rocard.

Mais cette ascendance n'aura pas que des avantages pour François Chérèque. Ce dernier, après avoir obtenu son baccalauréat en 1975, se dirige vers une carrière sociale. Il intègre donc l'école d'éducateurs spécialisés de Neuilly sur Marne en Seine Saint Denis. Rapidement il demande son adhésion au sein de la CFDT de son école mais voit sa candidature... refuser ! Trois fois de suite. Les membres de la CFDT le considèrent comme un fils de "révisionniste" syndical. Toutefois il parviendra à ses fins en 1978 et intègrera la CFDT.

Sa carrière syndicale suit sa carrière professionnelle. Après avoir travaillé à l'hopital de Jour du Centre Jean Wier à Puteaux, il deviendra éducateur spécialisé dans le centre hospitalier de Digne les Bains, service pédo-psychiatrie.

Il gravit les échelons rapidement au sein du syndicat. Il rentre tout logiquement à la CFDT Santé-Sociaux de laquelle il deviendra le responsable. Il sera aussi membre du Bureau régional interprofessionnel CFDT de la région Provence Alpes Cote d'Azur.

En 1988, ses talents de négociateur se montrent au grand jour. Il arrive à fortement limiter un plan social en limitant le nombre de licenciements à 50, contre 300 prévus.

Après avoir été à la tête de la fédération Santé-Sociaux de 1996 à 2001, François Chérèque fait un bref passage à la commission exécutive confédérale de la CFDT.

La secrétaire générale de la CFDT, Nicole Notat, lui propose alors de prendre sa succession. Ce dernier accepte et c'est avec 91% des voix que sa candidature unique sera validée lors du 35ème Congrès le 30 mai 2002. Il devient alors secrétaire général de la CFDT. Mais rapidement, dès 2003, ses talents de négociateurs sont mal perçus par certains syndicalistes. Certains le considèrent comme signant plus vite que son ombre. La réforme des retraites en 2003 provoquera d'ailleurs un violent séisme au sein de la CFDT. Malgré cela il redore son blason de syndicaliste en se battant contre le Contrat Première Embauche (CPE) du gouvernement Villepin. En juin 2006, il sera réélu avec 91,69% des voix lors du Congrès de Grenoble.Il s'opposera à la réforme des retraites du gouvernement Fillon en 2010.