Il est de ces hommes qui peuvent à eux seuls inverser une situation jugée catastrophique. Au moment de la vente de Rossignol par le géant Quicksilver, bien peu aurait parié sur le rebond de ce géant français du ski. Bruno Cercley fut l'un d'eux avec à la clé une des réussites françaises les plus impressionnantes.



Né le 9 novembre 1959, Bruno Cercley est avant tout un industriel. Fraîchement diplômé de l'Ecole Supérieure des Techniques Aéronautiques et de la Construction Automobile ou ESTACA en 1985, il intègre Owens Corning en tant qu'ingénieur commercial. Après 4 années au sein de l'entreprise, il rejoint Atochem en tant que responsable Marketing, et sa carrière ne cessera plus de progresser. De 1991 à 2001, pendant dix années, Bruno Cercley gravira de nombreux échelons au sein du géant Saint Gobain. D'abord chef de produit, puis directeur des ventes, puis directeur commercial pour enfin devenir directeur général. Une progression à un rythme effréné qui se traduira par son départ vers le groupe Rossignol en 2002.

Le groupe Rossignol sera sa nouvelle famille. D'abord directeur général, il assurera ensuite la présidence du Directoire. Mais en 2005, les trajectoires de Bruno Cercley et de Rossignol s'éloignent. Les actionnaires cèdent le groupe au géant Quicksilver. Bruno Cercley devient alors président de Coleman EMEA, mais cela ne durera qu'un temps. Le rachat de Quicksilver n'a pas eu les effets escomptés et l'entreprise Rossignol est à bout de souffle. La société australienne décide de céder ses parts dans le groupe de skis, et c'est un consortium dirigé par Bruno Cercley, Chartreuse et Mont Blanc, et aidé par Jarden -propriétaire de Coleman EMEA-, qui rachète la société.

En novembre 2008, Bruno Cercley prend alors les rênes de Rossignol, et conserve la présidence du conseil de surveillance de Chartreuse et Mont Blanc. Il restructure la société en profondeur mais le succès est au bout du tunnel. La société Rossignol est alors désignée en 2010, Meilleure Retournement d'Entreprise Internationale par l'association TMA ou Turnaround Management Association. En octobre 2011, Bruno Cercley reçoit la distinction de chevalier de la Légion d'Honneur.