Secrétaire Général de la CGT depuis 1999, Bernard Thibault partage sa carrière entre son action syndicale et la SCNF. Figure de proue du combat syndical dans les transports en France, il est l'un des interlocuteurs essentiels en France lors des dialogues patronat-salariés.



Né le 2 janvier 1959, Bernard Thibault entre à la SNCF en 1974 en tant qu'apprenti afin d'obtenir un CAP de mécanique générale. Il est embauché en 1976 à la SNCF au Dépôt de Paris La Villette. Dès l'année suivante, il fait ses premiers pas dans le monde syndical en adhérant à la CGT et devient responsable commission des jeunes du syndicat. Son ascension est ininterrompue depuis. De secrétaire général du syndicat à la Villette en 1980, il est élu secrétaire à l'organisation pour le secteur cheminots CGT Paris Est en 1983.

En 1986, son combat syndical se double d'un combat politique avec son adhésion au Parti Communiste, d'où il démissionnera du conseil national en octobre 2001.

Après avoir franchi tous les échelons, il accède au poste très convoité de secrétaire général de la Fédération CGT des Cheminots, sans doute l'une des plus puissantes fédérations de la CGT. Cette nomination est le tremplin qui lui manquait pour accéder au secrétariat général de la CGT. En 1999, il est élu Secrétaire Général de la CGT lors du 46ème congrès de la CGT. Il remplace alors Louis Viannet à la tête de la confédération depuis 1992. En 2001, il abandonne ses fonctions au sein du PCF. L'objectif, déjà affiché par Louis Viannet, est de ne plus associer la CGT au Parti Communiste Français pour afficher une plus grande liberté de ton et de paroles. Réélu à plusieurs reprises, ses positions et ses opinions n'ont parfois pas toutes été comprises par les membres de la CGT. Ainsi il a soutenu le traité constitutionnel européen et malgré ses appels à manifestations lors des grèves contre la réforme des retraites de 2010, certains disent de lui qu'il est trop proche du gouvernement.