Téléchargez gratuitement le guide des premiers pas

Rémunérations, une question épineuse

Fixer la rémunération d'un grand dirigeant n'est pas chose aisée. A tel point que des comités de rémunérations ont été mis en place pour décider de la rémunération jugée la plus adéquate. Bonus, rémunération fixe, variable, avantages en nature... tout est décortiqué pour que la rémunération reflète au mieux les performances du dirigeant mais également le montant minimal nécessaire pour attirer les meilleurs dirigeants.

En effet, plus la société est attirante, moins l'entreprise devra gonfler le salaire du futur président pour le convaincre de signer. Une start up privilégiera souvent la distribution de stock options ou de BSPCE pour attirer des dirigeants de qualité. Les grosses entreprises auront elles plus de facilités à attirer les top managers au niveau mondial. Mais leurs rémunérations resteront très élevées. Une société en perte de vitesse devra aussi être très persuasive pour attirer un dirigeant capable d'inverser la tendance.

Le grand public est souvent choqué par les stock options, les actions gratuites ou encore les rémunérations pluri-annuelles versées aux dirigeants. En effet, ces rémunérations exceptionnelles peuvent représenter plusieurs années de salaires fixes. Si un salaire d'1 million d'euros pour un dirigeant n'est pas exceptionnel, une rémunération pluri-annuelle pour un programme de stock options de 15 millions d'euros vont irrémédiablement provoqués les foudres des médias, du grand public, et plus récemment des actionnaires. Ces derniers n'hésitent plus aujourd'hui à critiquer la rémunération de certains de leurs dirigeants.

Le principal problème des petites entreprises est leur capacité d'attractivité. Comment attirer un dirigeant de grande qualité sans disposer des moyens financiers nécessaires ? Ces dernières peuvent distribuer des stock options ou des actions gratuites. En France, les BSPCE ou bons de souscription de parts de créateur d'entreprise ont été institués pour permettre cette attraction. En contrepartie de leur participation à l'activité de l'entreprise et d'un salaire plus faible, les dirigeants recevront une part du capital de cette dernière.

Mais la rémunération qui choque le plus de nos jours est sans conteste les bonus distribués aux traders. Des traders dont le métier est de spéculer sur les marchés peuvent recevoir des millions d'euros chaque année pour les meilleurs. Plusieurs traders ont défrayé la chronique judiciaire pour avoir perdu des milliards d'euros. Ces très lourdes pertes associées à de très fortes rémunérations dans le même métier ont provoqué un tollé général du grand public. Plusieurs institutions ont ainsi du réduire fortement le montant de leur bonus. Ces derniers ne sont d'ailleurs plus annuels en France, mais pluri-annuels.


La concurrence entre chaque entreprise et institution est devenue mondiale désormais, même pour attirer les dirigeants. Ainsi, un dirigeant peut aller d'une entreprise à l'autre en fonction de l'attractivité de cette dernière. Toutefois, en France, bien peu d'entreprises du CAC 40 sont dirigées par un non-français, et bien peu de dirigeants français contrôlent des sociétés étrangères.

Afin de limiter les dérives du système, les rémunérations sont dorénavant mieux contrôlées. Mais pour les plus élevées d'entre elles, elles peuvent dépasser les millions d'euros annuellement. Les comités de rémunération se doivent désormais de jongler entre attirer les dirigeants et ne pas s'attirer les foudres des actionnaires. Edubourse a regroupé dans un même endroit les rémunérations des dirigeants du CAC 40.

Commencez la visite