Krach : forte chute de la valeur d'un indice, d'un cours, d'un secteur. C'est avec ces quelques mots que l'ont peut résumer la hantise de bons nombres d'investisseurs institutionnels et particuliers : le krach boursier. L'investissement en
bourse est loin d'être un
investissement dénué de tout
risque. Le
krach boursier est l'un de ces risques, sans doute l'un des plus dévastateurs.
Il existe deux types de
krachs. L'un spectaculaire, le
krach classique correspond à une forte chute des cours sur une ou plusieurs journées. La baisse est très brutale et il sera très difficile pour un
investisseur de se désengager du marché lors d'un tel
krach, le
nombre de vendeurs dépassant largement le nombre d'acheteurs.
La deuxième forme que peut revêtir un
krach boursier est le
krach dit larvé. Le
krach larvé a des conséquences identiques au krach classique en terme de baisse, mais la période de cette chute est plus étendue dans le temps, plusieurs semaines ou mois. Le
krach est là, chaque jour un peu plus, mais les
investisseurs hésitent à lui donner ce nom tant la baisse est régulière. Un krach larvé peut donc causer des
moins-values plus importantes car le choc psychologique de la baisse soudaine n'existe pas, et bons nombres d'investisseurs pensent que le marché redécollera.
Les
krachs existent depuis les premiers échanges commerciaux. A partir du moment où un prix fixait la valeur d'un titre, d'une matière première (or,
blé, etc...) ou d'une
devise, il était naturel que des déséquilibres entre l'offre et la
demande se créent.
Tulipomania : au début du XVII
ème siècle, les investisseurs s'étaient pris d'un véritable "
amour" pour les
bulbes de tulipes. Ces bulbes étaient échangés à l'unité tellement leurs prix étaient importants.
le Jeudi Noir : surement le krach le plus retentissant de la période moderne. En
1929, les cours de titres dans le monde entier s'effondrent entraînant avec eux l'économie mondiale. Cette récession économique a servi de terreau aux thèses nationalistes du régime fasciste en Allemagne.
Krach de 1987 : plusieurs années de
croissance ininterrompues, des méga-fusions, des montages financiers de plus en plus complexes... et un
krach boursier.
le krach russe : la chute du mur du berlin a montré les difficultés dans lesquelles la
Russie et l'Asie étaient plongées. En 1998, l'Asie subit un
krach boursier dont les déclencheurs ont sans nul doute été un
endettement massif et des problèmes de
remboursement.
le e-krach : 2000, explosion de la bulle spéculative des valeurs
Internet.
Internet revient à la triste réalité des choses : on ne peut
investir plusieurs dizaines de milliards de
dollars dans des
sociétés générant autant de
pertes.
| | Cycle d'un krach boursier |
La majorité des krachs boursiers suit un schéma identique. Après une phase de forte hausse des cours, le marché corrige brutalement le niveau de
valorisation des entreprises. C'est cette correction brutale qui définie le krach boursier.
| Hausse des cours basée sur une croissance réelle de l'économie |
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| Intérêt accru des investisseurs particuliers pour le marché boursier |
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| Les particuliers investissent en masse pour profiter de la hausse du marché (effet moutonnier) |
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| Le marché s'envole suite à cet afflux de capitaux nouveaux |
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| Les investisseurs s'endettent pour continuer à bénéficier de la hausse (comptes sur marge) |
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| Les premiers analystes constatent le décalage entre le niveau des actions et la croissance des entreprises (présence d'une bulle spéculative) |
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| Les investisseurs les plus avertis se désengagent du marché boursier |
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| Une statistique attendue confirme la surévaluation du marché |
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KRACH BOURSIER
Les investisseurs vendent en masse leurs titres |
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| Les systèmes de ventes automatisés des professionnels se déclenchent et accélèrent le mouvement de baisse |
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CRISE ECONOMIQUE
Le krach boursier est souvent le révélateur d'une crise économique et de problèmes conjoncturels voire structurels plus importants |
Le krach est toujours excessivement mal perçu par les investisseurs car il a été par le passé synonyme, pour beaucoup, de
ruines voire de suicides pour certains. Mais le krach reste toutefois indissociable d'une
économie de marché. Il existera toujours des exubérances à la hausse,
le krach ne fait que corriger ses exubérances de façon certes brutale mais efficace.
Le krach agit comme un agent nettoyant. Il permet de trier le bon grain de l'ivraie, les blue chips des entreprises moins rentables. On dit souvent qu'
un investisseur n'a pas obtenu son passeport d'investisseur tant qu'il n'a pas vécu de krach boursier. Ce
proverbe est d'autant plus vraie dans le climat actuel d'extrême
volatilité des marchés boursiers.