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En bourse, deux types de risques principaux se partagent les peurs des actionnaires. D'une part, les risques spécifiques. Ils sont liés à l'entreprise elle même sur laquelle repose vos titres. Il peut s'agir d'une faillite, d'un incendie, de mauvais résultats, etc. D'autre part, les risques de marché.
Les opérations de marché revêtent des profils de risques très différents en raison de la grande variété de produits et des nombreux segments de marchés existant. La classification des risques financiers est donc basée sur l’origine de l’incertitude sous-jacente, JP Morgan définit le risque comme étant l’exposition à l’incertain : Les opérations de marché comportent et impliquent plusieurs catégories de risques. Le risque de marché peut se définir comme le risque de variation du prix d’une grandeur économique constatée sur un marché, la variation se traduisant par une perte ou comme le risque financier dû à l’incertitude quant à la valeur future d’un portefeuille d’avoirs et/ou de dettes. Mais les risques directement liés aux opérations de marché ne comprennent pas l’ensemble des risques puisqu’il existe le risque de règlement-contrepartie associé à toutes opérations ainsi que les risques opérationnels présents dans toute organisation. On distingue généralement trois catégories de risques de marché : Le risque de taux d’intérêt est celui que fait courir au porteur d’une créance ou d’une dette l'évolution ultérieure des taux d’intérêt. Le risque de taux recouvre deux éléments : un risque général qui est lié à l’évolution des taux d’intérêt et un risque spécifique qui représente le risque lié à l’appréciation par le marché de l’émetteur de l’instrument. Deux méthodes principales d’évaluation peuvent être retenues pour le risque général : Le risque spécifique vise à tenir compte du risque de contrepartie lié à l’émetteur de l’instrument, qu’il faut distinguer du risque lié à la contrepartie de la transaction. Les positions nettes sur chaque titre sont alors affectées de pondération qui reflètent la qualité de l’émetteur. Le risque de change concerne les créances et dettes libellées en devises, et réside dans le risque de variation du prix des devises par rapport à la monnaie nationale. Contrairement au risque de taux et de cours, le calcul de la position de change ne se limite pas au portefeuille de négociation mais englobe d’autres opérations enregistrées au bilan ou hors bilan. Cependant, seule la position opérationnelle qui résulte des opérations interbancaires, clientèle ou sur titres, est prise en compte. En effet, la position structurelle (conséquence d’investissements structurels) ne correspond pas à une position de marché et n’est donc pas prise en considération pour la détermination de l’exigence en fonds propres. L’analyse du risque de change nécessite de déterminer le montant des positions détenues pour chaque devise, puis de mesurer la position de change globale par sommation, en appliquant les pondérations forfaitaires exprimant les corrélations entre devises. Le risque de variations de cours qui est un risque de prix sur la position détenue sur un actif financier déterminé, risque de l’évolution ultérieure des cours de bourse pour les actions. Le risque de position sur actions résulte d’une détérioration de la situation de l’émetteur (risque de crédit classique) ou d’une dégradation du marché des actions. On distingue donc un risque de contrepartie (risque spécifique) et un risque général de marché. Le premier type de risque étant spécifique à chaque action, il n’y a pas de compensation possible au sein du portefeuille. Ce risque est mesuré par l’addition des positions brutes sur chaque ligne d’actions. Le risque général est le reflet d’un mouvement général du marché, donc les conséquences négatives sur une position longue peuvent s’annuler avec les conséquences positives sur les positions courtes. Ce risque est donc calculé à partir de la somme algébrique des positions nettes après compensation des positions. Le risque de position sur actions est alors obtenu par l’agrégation de la somme des positions brutes et nettes, affectées d’un coefficient forfaitaire. Ces risques sont particulièrement difficiles à apprécier de manière externe pour deux raisons principales : Cependant, même dans le cas d’établissements non spécialisés dans les opérations de marché, l’analyse financière ne peut faire l’économie de l'appréciation des risques de marché supportés. Ces risques, pour ceux qui sont comptabilisés dans les portefeuilles de transaction, font désormais l’objet d’une exigence en fonds propres qui complète le ratio de solvabilité, comme il le sera exposé ultérieurement. Mais les opérations de marchés induisent également d’autres types de risques dont il est nécessaire de tenir compte.
Le risque de contrepartie et le risque opérationnel sont des risques communs à toutes les opérations de marché Le risque de contrepartie, ou risque crédit, résulte pour un créancier de l’incapacité pour son débiteur à honorer totalement ou partiellement sa dette à échéance. Toutefois, contrairement aux risques de marché, le risque de défaillance ne fait référence qu’à l’idée de perte potentielle, alors qu’un risque de marché peut conduire à des gains ou des pertes, et correspond ainsi plus à un aléa de marché. Le risque de crédit se concrétise par la perte résultant de l’impossibilité pour une contrepartie d’honorer ses engagements. Ce risque n’est pas spécifique aux opérations de marché et ne peut être apprécié qu’en additionnant les créances de toutes natures détenues sur chaque client. Ce risque est mesuré par la probabilité d’évolution défavorable des prix. Comme les risques de variation des prix des actifs augmentent avec le temps, le risque de règlement-contrepartie s’accroît avec la durée. Il est calculé pour les opérations de marché du portefeuille de transaction. Cependant, la mesure du risque de crédit pose des problèmes techniques dans le cas des instruments dérivés. Il faut déterminer un "équivalent crédit" égal à la somme du coût de remplacement actuel et d’un facteur représentatif du risque futur, c’est à dire de l'éventualité d’une hausse de valeur sur la période à courir jusqu'à échéance. Ce facteur de risque futur, coefficient qui augmente avec la durée et la volatilité du sous-jacent, peut être déterminé à partir de plusieurs simulations statistiques. Concernant les produits dérivés, le risque de contrepartie se limite pour l’essentiel aux opérations réalisées sur les marchés de gré à gré. Les modalités de fonctionnement des marchés organisés permettent, en effet, de neutraliser pratiquement ce risque : l’interposition systématique de la chambre de compensation, l’existence de mécanismes financiers tels que le versement initial de dépôts de garantie et les appels de marges réguliers concourent à garantir en permanence la bonne fin des opérations. De plus, l’augmentation des opérations de marché et leur complexité croissante ont donné une nouvelle ampleur aux risques opérationnels : le risque de traitement des informations ou risque de back-office (post-marché), le risque informatique dans ces différentes composantes, et de manière plus générale l’ensemble des risques de gestion interne. Un risque opérationnel est cependant associé à l’erreur humaine, aux défaillances de système et à l’inéquation des procédures et contrôles. Difficilement mesurable et quantifiable, ce type de risque est ainsi lié à la qualité de la gestion interne mise en place au sein de l’établissement. Le risque juridique, comme le risque de non applicabilité d’un contrat, ne peut être négligé dans la mesure où le cadre juridique n’a pas toujours évolué au même rythme que les pratiques de marché. La présentation et la définition des opérations de marché à permis d’aborder les différents risques qui y sont attachés : risques de marché stricts, mais aussi risques de crédit et risques opérationnels dont ils ne peuvent être dissociés. Les risques de marché n’apparaissent pas comme des risques nouveaux que les établissements découvriraient. Le risque de marché a des effets majeurs sur les participants des marchés financiers et la gestion des risques de marchés est devenue vitale à la réussite et à la survie des établissements financiers. Le risque est un composant essentiel du profit comme le démontre continuellement les traders qui ont besoin de prendre des risques afin de réaliser des plus-values. Le risque non apprécié peut avoir des conséquences dramatiques pour toute institution financière. Les banques subissent une pression intense quant à la maximisation de leurs performances. Les effets des marchés volatiles, de la globalisation, de la libéralisation et des nouvelles technologies ont présenté de nouvelles opportunités d’investissement, avec un accroissement relatif du risque de marché. En savoir plus sur
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