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Vous êtes ici : Accueil > Guide Bourse > Les plus fortes pertes liées au trading
Le trader de la Société Générale n'est certes pas le premier à avoir fait perdre des fortunes à sa société, mais c'est sans doute l'une des plus importantes pertes. Les années se ressemblent et chaque année se dessinent une nouvelle perte, plus ou moins forte. Nick Leeson a coulé la Baring's en prenant des positions démesurées en Asie... mais il n'est même pas dans le Top 5 des plus fortes pertes dûes au trading. Retrouvez ci-dessous quelques cas symptomatiques.
Ce canadien trentenaire est une singularité dans le monde du trading. Certes il a perdu suite à un pari boursier, mais ce pari n'était pas lié directement à la finance. Alors que les traders jugent une hausse du Yen, une baisse des taux ou encore l'effondrement de la demande de pétrole, lui a prédit... la météo. Il y a fort à parier que Brian Hunter s'est pris pour "Seigneur Météo". Brian Hunter, spécialisé sur les marchés énergétiques, travaillait pour le hedge fund Amaranth (qui ne se fane jamais, en grec). En 2007, Sa prédiction reposait sur un accroissement du nombre d'ouragans dans le Golfe du Mexique. Cet accroissement devait tout logiquement augmenter les prix du gaz suite à l'arrêt de production de plusieurs plate-formes. Ses qualités avaient fait gagner à son fond 800 millions de dollars en début d'année sur le marché du gaz. Il s'est sans doute cru le roi du monde.
Depuis ses douze ans, il investissait en bourse. Sa carrière fut exemplaire. Après un MBA de l'Université de Chicago, il se fait remarquer au sein de Salomon Brothers. Il devient un acteur incontournable de l'institution. A lui seul et à son équipe de traders, Salomon Brothers doit la quasi totalité de ses bénéfices. Mais la machine se grippe en 1991. Un faux en écriture d'un de ses traders le conduit à la démission, et à une amende de 50.000$. En 1994, alors qu'il vit dans sa retraite dorée, il se relance dans le monde financier. John Meriwether regroupe autour de lui d'éminents scientifiques qu'il initie à la Finance. Cette équipe hors du commun et prestigieuse sera l'épine dorsale du hedge fund, LTCM, Long Terme Capital Management. Il se rapproche de Merril Lynch pour lui trouver des investisseurs. Ces derniers doivent fournir au mininum 10 millions de dollars, laisser leur placement bloquer 3 ans et ne pas demander la façon dont les fonds seront gérés. John Meriwether n'a aucun difficulté à réunir plus d'1,5 milliard de dollars très rapidement. Les performances des premières années sont phénoménales malgré les frais de gestion élevés : 25% des gains sont conservés par le fond. Mais un grain de simple vient tout bousculer. Alors que LTCM fonctionnait suivant des modèles économiques développés par les scientifiques du groupe, ces modèles semblent ne plus fonctionner. La crise asiatique de 1998 met à jour les dérives du système. LTCM n'investi pas sur des produits spécifiques mais utilise des leviers très importants. La baisse des marchés fait s'effondrer le système. On estime que le groupe LTCM a vu s'envoler quelques 110 milliards de dollars sur près de 1.000 milliards de position.
L'Amérique du Nord n'est pas le seul continent à subir les foudres de gestionnaires indélicats. La vénérable Bawag en a fait les frais. Détenue par la centrale syndicale ÖGB, cette banque a perdu un total de 1,4 milliards d'euros en 2006. Ce scandale a fait l'effet d'une bombe en Autriche car il mélange la politique, les syndicats et la finance. La Bawag a finalement été rachetée par le fond Cerberus.
Trader à la Sumitomo, il a cru pouvoir à lui seul influencer les cours du cuivre. Bien mal lui en a pris. Sa perte est estimée à 2,6 milliards de dollars en 1996.
Son profil est similaire à celui de Nick Leeson. Il contrôle de A à Z ses opérations sans aucun contrôle de sa banque, Daïwa. Ainsi en souhaitant masquer une erreur, il commence à trader avec l'argent de la banque sans contrôle. Petit à petit, les pertes s'accumulent. Dans une lettre confession, il listera les 30.000 opérations illicites qu'il a réalisé sur 11 ans. Cette perte n'a toutefois pas été dévoilée immédiatement par la Banque, et il a été couvert par sa direction de long mois. Sans succès.
Responsable de la faillite de la banque Baring's, Nick Leeson a perdu plus d'1,4 milliard de dollars en spéculant sur le Nikkeï. L'enquête a prouvé que les règles de contrôle interne étaient quasi inexistantes pour ce trader. Les pertes sur les marchés ne sont donc pas rares et les renforcements des contrôles internes sont souvent contournés. Ces traders ont souvent été récompensés pour leur très fortes performances avant de sombrer. En savoir plus sur
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