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Mise à jour le 30/09/2013 - par Sébastien Dufil Imprimer Imprimer (ouvre une nouvelle fenêtre)
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Dividendes, le revenu de l'investisseur à long terme



Dividendes, le revenu de l'investisseur à long termePour dégager des revenus des ses placements en actions, l’investisseur dispose de deux leviers. D’une part les plus-values. Elles correspondent à la différence entre la valeur de vente et la valeur d’achat. Idéales pour les investisseurs à court terme, elles sont plus complexes à gérer pour l’investisseur à long terme. Ce dernier n’a d’autres choix pour dégager des revenus de ses placements que d’utiliser le second levier : les dividendes. Souvent mis sous le feu des projecteurs médiatiques, les dividendes désignent les revenus des actionnaires liés à la seule détention d’actions. Tout actionnaire qui rentre au capital d'une entreprise peut prétendre à ce dividende. Cette rémunération est versée le plus souvent annuellement et se calcule en fonction du résultat net de l'entreprise. Son évolution est ainsi imprévisible, et peut fortement varier d’une année sur l’autre.



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Le dividende est prélevé en très grande partie sur les bénéfices de l'entreprise. Cela signifie que si l'entreprise n'est pas ou pas assez rentable, l'assemblée générale peut décider de ne rien distribuer. Par conséquent, l'actionnaire, au contraire du détenteur d'obligations qui touchera ses coupons -revenu de l’obligation- tant que l'entreprise ne fait pas faillite, n'est pas sûr de percevoir un revenu. L'actionnaire peut toutefois encaisser d'autres revenus que le dividende, pendant cette période, avec les plus-values, en revendant ses actions plus chères que leur valeur d'achat. L’actionnaire qui aura choisi de privilégier le long terme devra se contenter des seuls dividendes. L’entreprise se devra alors de ne pas mécontenter ses actionnaires qui n’apprécieront que très moyennement que la direction décide de supprimer tout ou partie du dividende. Les investisseurs à long terme pourraient alors être tentés par se diriger vers une société afin de continuer à percevoir des dividendes réguliers.

Il existe aujourd'hui pour une entreprise deux façons de distribuer un dividende :

- soit en numéraire. C’est la solution traditionnelle. L’actionnaire reçoit directement des liquidités sur son compte titres correspondant au moment du dividende;

- soit en actions. L’actionnaire ne reçoit alors pas d’argent mais des actions de l’entreprise provenant d’une augmentation de capital ou de rachat d’actions. Cette technique est moins usitée car notamment plus complexe à mettre en oeuvre.

Le niveau du dividende dépend largement du résultat net mais aussi de la politique de l’entreprise. Le taux de distribution est ainsi un indicateur très fort et indique aux investisseurs si la société privilégie la croissance ou le rente.

Le détachement du dividende est une étape régulière d’une action. Elle ne nécessite pas d’actes particuliers de votre part. Tout est géré automatiquement. Vous constaterez simplement de nouvelles liquidités sur votre compte titres.

Sommaire

  1. D'où vient le dividende ?
  2. Deux types de dividendes
  3. Mesurer le poids du dividende
  4. Modalités techniques de distribution

    

D'où vient le dividende ?


Le dividende est versé par l'entreprise au profit de ses seuls actionnaires. Les salariés, fournisseurs ou quelconque partenaire ne perçoivent aucun dividende s’ils ne sont pas actionnaires. Pour le percevoir, il suffit simplement de détenir une action. Peu importe que vous déteniez l’action depuis 10 ans ou 5 jours. Il faut juste la détenir au moment du détachement du dividende.

Le dividende est un élément comptable. Il respecte certaines règles. Ainsi le dividende est prélevé sur ce qu'il est convenu d'appeler le résultat distribuable, bien différent du seul résultat net. Ce résultat dit distribuable correspond à :

Résultat NetIl s’agit du résultat de l’année calculé en soustrayant de l’ensemble des produits de l’entreprise, l’ensemble de ses charges
- Part à affecter aux différentes réservesQue ce soit statutairement ou légalement, l’entreprise est amenée à provisionner des réserves selon ses résultats. Ainsi la réserve légale se doit d’être complétée chaque année jusqu’à atteindre un maximum de 10% du capital social
- Pertes antérieuresLes résultats net négatifs des années précédentes sont classés dans le poste Report à Nouveau. Si ce dernier est négatif, il viendra en déduction du résultat distribuable.
+ Report à nouveau positifA la fin de chaque année, l’assemblée générale vote la répartition du résultat net. Pour l’excédent qui n’a pas d’affectation précise, il est placé en report à nouveau. C’est aussi là que se retrouveront les pertes.
+ RéservesL’entreprise peut se constituer au fil des années des réserves. Ces réserves peuvent être utiles en cas de pertes épisodiques par exemple. Ses réserves peuvent être intégrées dans le résultat distribuable, et ainsi lisser la distribution des dividendes en cas d’évolutions erratiques du résultat net
= résultat distribuableLe résultat distribuable peut ainsi être fort différent du résultat net


Autrement dit, une société peut distribuer des dividendes supérieurs au niveau du simple résultat net. Cela va permettre à l’entreprise de distribuer un dividende constant d’une année sur l’autre malgré une année de vache maigre. La société peut aussi très bien ne plus distribuer de dividendes alors même qu’elle a généré des bénéfices. Le dividende reste un choix de la direction approuvé par l’assemblée générale des actionnaires. Il va toutefois sans dire qu’une société en déficit constant ne distribuera pas de dividendes.

    

Deux types de dividendes


Dans le langage courant, le dividende n’est associé qu’à de l’argent. Ainsi, on entendra facilement dans les médias que tel grand actionnaire a perçu 300 millions d’euros de dividendes. Toutefois, ill existe deux façons de distribuer et de percevoir un dividende :

- soit en numéraire,
- soit en actions.

La majorité des entreprises reste fidèle (et les investisseurs aussi) au dividende en numéraire, mais d'autres laissent le choix à leurs actionnaires. Ceux-ci reçoivent alors à leur domicile un courrier leur indiquant les différentes options possibles, et les invitant à choisir avant une date fixée celle qui leur convient le mieux.

Le dividende en numéraire
Il s’agit là du dividende versé en liquidités. Directement viré sur le compte titres de l’actionnaire via l’intermédiaire de sa banque, l’investisseur n’a aucune opération à réaliser pour le percevoir. Sa banque transmet en effet à la société le nombre d’actions dont dispose ses clients, et l’entreprise verse alors l’argent à la banque qui le répartit. Si vous détenez des actions nominatives, le dividende est alors versé directement par la société car cette dernière vous connaît.
Mais plusieurs dividendes coexistent et le dividende annuel représentatif des résultats de l’entreprise n’est pas le seul.

Le dividende classique
C'est le dividende que vous connaissez certainement. Le conseil d'administration de l'entreprise propose d'affecter une somme au versement des dividendes. L'assemblée générale des actionnaires valide ou non cette proposition. Le montant fixé est divisé par le nombre d'actions existantes pour calculer le dividende par action qui sera versé. Il peut se retrouver dans tous les journaux financiers, et il se calcule par action. Ainsi telle action a distribué un dividende de 2 euros.

Le dividende prioritaire
Alors que le dividende ordinaire est versé à tous les actionnaires, ce dividende est limité aux seuls titulaires d'Actions à Dividende Prioritaire (ADP). Mais pourquoi cette différence de traitement avec les actionnaires classiques ? Cette différence s’explique par les caractéristiques de l’ADP. Celle-ci n'est pas une action comme les autres. Une action se compose en partie d’un droit de vote. Avec ce droit, l’actionnaire peut voter lors des assemblées générales, et ainsi de participer à ces décisions. Il peut faire entendre sa voix. Dans ce sens, l’augmentation de capital peut être une arme à double tranchant pour les actionnaires historiques d’une société. Ils augmentent certes les financements de l’entreprise mais en contrepartie, ils abandonnent une part de son contrôle.

Pour conserver le contrôle de l’entreprise, et sachant que l’endettement n’est pas toujours le meilleur moyen, les solutions inventées furent nombreuses. Les actions à droit de vote double favorisent les anciens actionnaires par exemple. Les ADP ou Actions à Dividende Prioritaires sont aussi l’une de ces solutions. L'ADP permet aux anciens actionnaires de garder le contrôle de leur entreprise, tout en bénéficiant de ressources supplémentaires, et sans s'endetter davantage. Le secret ? L'ADP est en fait une action mais sans droit de vote. Tout naturellement, la valeur de cette action sera moindre qu’une action classique. Mais encore faut-il attirer les investisseurs. Le risque étant identique, et le droit de vote étant absent, la simple décote ne suffit pas. C'est pourquoi les détenteurs d'ADP reçoivent un dividende plus important que les autres actionnaires. Ainsi si un actionnaire classique recevra 2 euros par action. L’actionnaire en ADP en percevra 3. De plus, ils sont sûrs de percevoir un dividende minimum dès qu'il y a des bénéfices. L’ADP s’apparente ainsi à une action avec un meilleur rendement (dividende plus élevé, et cours plus faible).

Le dividende exceptionnel
Le dividende exceptionnel n'est versé, comme son nom l'indique, que dans certaines circonstances. C'est le cas par exemple lors de certaines fusions, ou lorsque l'entreprise vient de réaliser une cession qui lui a rapporté beaucoup plus d'argent qu'elle n'en a besoin. Dans le même ordre d'idée, certaines entreprises disposant d'une trésorerie abondante, et inutilisée, peuvent en faire profiter leurs actionnaires, qui, eux, ont peut-être des idées de placement.

Plusieurs investisseurs se sont d’ailleurs spécialisés dans ce type d’opérations. Ils sélectionnent les entreprises disposant de fortes liquidités inutilisées, acquièrent un paquet d’actions significatif puis font pression avec l’appui d’autres actionnaires pour que l’entreprise distribue ces réserves. En effet, d’un point de vue financier, il n’y a pas de raison qu’une entreprise conserve une trésorerie excédentaire si elle ne prévoit aucun rachat dans les mois ou années à venir. Les actionnaires auront alors tout loisir d’investir selon leur stratégie les montants obtenus.

L'acompte sur dividende
L'entreprise peut décider de verser une fraction de dividende avant que l'Assemblée Générale ait approuvé les comptes. C'est un usage très répandu aux Etats-Unis, moins en France. L'acompte sur dividende est également utilisé dans les sociétés distribuant de forts dividendes. Cela permet d’éviter une chute trop forte du cours une fois le dividende versé. Les acomptes sur dividendes montre ainsi la volonté de l’entreprise d’avoir une relation particulière avec ses investisseurs à long terme.

Le Dividende majoré
Pour récompenser la fidélité de certains de leurs actionnaires, qui, par exemple, détiennent des actions depuis plusieurs années, ou bien ont inscrit leurs titres au nominatif, quelques entreprises leur versent un dividende majoré. Cette majoration ne peut être supérieure à 10%. Ce dividende dépend du profil et non du type de l’action comme pour l’action à dividende prioritaire. L’objectif pour l’entreprise est ici de fidéliser ses actionnaires, et ainsi d’éviter le “tourisme” financier consistant à faire de fréquentes opérations boursières sur de multiples valeurs.

Le dividende en actions
Le dividende en numéraire n’est pas la seule méthode de distribution de dividendes offertes aux dirigeants. Le dividende en actions est une méthode plus anecdotique mais encore proposée à ce jour par plusieurs entreprises. Il s'agit de remplacer le versement d'une somme d'argent par l'attribution d'actions de la société. Cette technique présente des avantages tant pour l'actionnaire que l'entreprise. L'actionnaire n'a pas à se poser la question du réinvestissement de ses dividendes. Il n’a pas à chercher quoi faire des dividendes perçus. Il se contente d’avoir un nombre d’actions plus élevé. Pour l’entreprise, aucun décaissement, et des dividendes qui auraient du sortir du bilan de la société, y reste via les capitaux propres. Ces actions peuvent produire d’une augmentation de capital limitée, ou encore d’actions rachetées directement sur le marché.

Le succès de ce type d’opérations reste toutefois limité. En effet, augmenter le nombre d'actions en circulation implique une baisse mécanique du Bénéfice Net Par Action et du dividende par action. En outre, cette méthode pénalise les actionnaires qui n'optent pas pour le paiement du dividende en actions, car ils voient leur part dans le capital de l'entreprise diminuer au fil des ans.

L'ensemble de ces inconvénients peut ainsi être résumé en un seul mot : dilution. Et c'est parce que cette méthode a un effet dilutif qu'elle va sans doute disparaître, car elle s’oppose à la notion de création de valeur pour l'actionnaire.

Dans tous les cas, si vous êtes actionnaire d’une société proposant le dividende en actions, sachez qu’il ne s’agit que d’une option. En aucun cas, vous n’êtes obligé de choisir cette solution et pouvez opter pour le classique dividende en numéraire.

    

Mesurer le poids du dividende


Un dividende de x euros ne signifie rien quant à son importance par rapport aux dividendes distribués par d'autres entreprises. Surtout, il ne dit rien sur la politique de distribution de l'entreprise. Il s’agit juste d’un élément en valeur absolue qui se doit d’être comparé aux entreprises de même taille et de même secteur, mais aussi d’être comparé au bénéfice généré par l’entreprise. Il existe deux façons de mesurer le poids d'un dividende par rapport à un autre : le rendement, et le taux de distribution.

Le rendement
Le rendement d'une action est égal au rapport entre le dividende versé et le cours de l'action. Ainsi, si vous percevez un dividende de 4 euros et que l'action cote 78 euros, cela signifie que le rendement de l'action est de 5,12%. Un rendement se doit d’être comparé à d’autres entreprises du même secteur. Ainsi un rendement de 10% pour une société foncière n’aura rien d’étonnant. Au contraire, un tel rendement sur une société technologique laissera perplexe l’investisseur. Plus une entreprise distribue de dividendes, plus ses perspectives de croissances attendues sont limitées. En d’autres termes, si l’entreprise a besoin dans les années à venir de fonds pour se développer, elle ne va pas distribuer ses résultats à tout va, elle va les conserver dans son bilan. Ainsi, on distingue souvent en bourse les valeurs dites de rendement (dont la croissance est limitée mais le dividende élevé) et les valeurs de croissance (dont la croissance est forte et le dividende faible voir nul).
Un rendement élevé sur une société classique peut s’expliquer par une très forte chute d’activités, et de valorisation. Ainsi si le cours d’un titre s’effondre et est divisé par deux, mécaniquement le rendement sera multiplié par deux, et ce jusqu’à la distribution du prochain dividende. Si la baisse du cours n’est que boursière et non liée à une quelconque déconvenue financière de l’entreprise, le dividende restera stable mais le rendement restera élevé. En cas de crises boursières, il n’est pas rare que la hausse du rendement vienne compenser en partie les effets d’une chute des cours.

Le taux de distribution
Ce taux permet de voir si l'entreprise est généreuse ou non. Il consiste à mettre en rapport le montant des dividendes distribués avec le bénéfice de l'entreprise. Certaines entreprises se fixent un taux de distribution du résultat, de 50% par exemple. Le résultat étant une grandeur très variable, on ne sait pas à-priori si l'on touchera un dividende l'an prochain, ni de quel montant il sera. Cette incertitude relative est assez désagréable, et c'est pourquoi d'autres entreprises, plutôt que de se fixer un taux de distribution, préfèrent proposer à leurs actionnaires une progression régulière de leurs dividendes à long terme. Ainsi, l'entreprise s'arrangera pour trouver un taux de croissance du dividende tel que le dividende augmentera très peu lors d'une année exceptionnelle en termes de résultats, mais surtout, pour qu'il continue à augmenter même si l'entreprise fait des pertes passagères. Chaque actionnaire peut ainsi, en fonction de son tempérament et de l'importance qu'il accorde aux dividendes, choisir l'entreprise qui propose la politique de distribution qui lui convient.

Au vu du calcul du résultat distribuable, il va sans dire que les dividendes versés reflètent davantage la politique stratégique de l’entreprise en la matière et l’éventuelle confiance en l’avenir plutôt qu’un simple rapport avec le résultat net. Toutefois, lors d’années exceptionnelles, la société peut décider d’interrompre tout versement de dividendes faute de liquidités suffisantes par exemple.

    

Modalités techniques de distribution


Le détachement du dividende est un moment important de la vie de l'action, car le dividende est la rémunération de l'actionnaire, au même titre que le coupon est la rémunération de l'obligataire. Pour un investisseur détenant l’action plusieurs années, le dividende est même le seul revenu contrairement à un investisseur à cours terme qui recevra des plus-values.
L'expression "détachement de dividende" est utilisée car, autrefois, les actions n'étaient pas dématérialisées (sous forme d'inscription électronique), comme aujourd'hui, mais au format papier. Le versement du dividende se traduisait alors par le détachement d'un petit coupon parmi ceux qui composaient l'action en papier.

Le paiement simple :
Il s'effectue par le simple crédit du compte espèces associé à votre compte-titres. Un libellé vous indique de quoi il s'agit. Vous n’avez rien à faire et le virement se fait directement sur votre comptes.

Cas de plusieurs options de paiement :
Si le dividende peut vous être payé soit en actions, soit en espèces, vous recevrez de la part de votre intermédiaire une lettre vous expliquant ce à quoi vous avez droit, et ce que vous devez faire en fonction de l'option retenue. Une action de votre part sera alors nécessaire. Si vous optez pour le dividende en actions, vous verrez apparaître de nouvelles actions dans votre ligne de titres, mais aussi, le plus souvent, une petite somme d’argent correspondant à la soulte sur le dividende. En effet, il est rare que le montant du dividende à verser correspond parfaitement au multiple d’une action.

Comportement du cours de l'action lors du paiement du dividende :
Lorsqu'une action détache son dividende (quelle que soit la méthode de paiement), son cours diminue du montant de ce dernier, ce qui est tout-à-fait normal. Le paiement du dividende est une sortie d'argent pour l'entreprise, ce qui diminue sa valeur d'autant. Une société distribuant 10 millions d’euros vaut mécaniquement 10 millions de moins une fois le dividende détaché.

En outre, il serait injuste qu'un investisseur ayant acheté un titre la veille du détachement de son dividende réalise une plus-value instantanée égale au montant du dividende versé, qui est et doit rester une opération neutre de ce point de vue. Il n’est pas utile de conserver l’action une année entière pour percevoir le dividende. Il suffit de l’avoir acquise la veille du détachement du dividende.

Pour les mêmes raisons, celui qui vend à découvert une action qui détache son dividende se verra débiter du montant des dividendes. Enfin, le détachement du coupon entraîne aussi l'ajustement des ordres que vous auriez pu passer sur la valeur concernée. Ainsi, un ordre d'achat ou de vente à 800 euros sur une valeur qui détache un dividende net de 10 euros sera ajusté à 790 euros. Une notion à prendre en compte tant les seuils d’ordres peuvent être affinés.

Le dividende est donc le seul revenu auquel peut prétendre un actionnaire à long terme. En France, le rendement des actions est aux alentours de 3% avec un risque bien plus important que les sicav monétaires. Il va sans dire que bien peu d’actionnaires peuvent se contenter des dividendes pour être rentier. Ils sont surtout l’apanage des premiers actionnaires de France.



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Commentaires :


Revenus exceptionnels - dividendes posté par Jepalor le 28/05/10
Une SA n'a pas distribué de dividendes pendant 3ans. Elle a décidé de distribuer 50€ par action en 2009. Les revenus correspondants peuvent-ils être considérés comme exceptionnels ou différés et bénéficier du système du quotient ?


solution posté par Babacarseck le 05/05/10
comment estimer le taux de croissace d'une societe ki annonce ses benefices ainsi que ses dividendes vont doubler dans les 6 annees avenir .Maintenant ke le dernier dividende est connu et s'eleve a 100 euros .


Et donc? posté par Thomas le 26/01/09
Donc au final, imaginons que je ne suis pas pressé, que m'apporte les dividendes sur du long terme (vu que l'action baisse à chaque fois) ?

Webmaster : Un revenu justement tout en restant actionnaire de la même société.



Dividende posté par Christian le 05/11/08
Afin de moraliser quelque peu le marché, et dans le but de lutter contre la spéculation effrénée, n'est-il pas possible d\'inscrire une clause de fidélité dans la détention des actions, et de ne verser du dividende qu'aux porteurs de longue date, par exemple, un an, ou six mois. Rien n'empêcherait les boursicoteurs d'utiliser la bourse comme un casino, mais ils ne pourraient alors prétendre à percevoir le dividende. J'ajouterais une autre clause, celle de répartir aux "fidèles" le dividende non octroyé.
Est-ce irréaliste?

Webmaster : Il n'y a pas de réel intéret à acheter un titre pour percevoir le dividende car la valeur de l'action va baisser mécaniquement après le détachement du dividende. Le seul moyen de vraiment toucher un dividende est de conserver l'action un an.
Le dividende est une rémunération à long terme par nature.




dividendes et economie d'impots posté par 2xchris le 21/08/07
Si je comprends bien, il n'est pas possible de faire de bénéfices sur les dividendes mais leur principal intérêt réside dans le fait qu'ils peuvent être intéressants pour réduire les impots dans certaines conditions (en particulier de pouvoir acheter et revendre l'action sans perdre plus que les dividendes reversés, bien sûr). Ou y-a-t'il un autre intéret qui m'échapperai ?


dividende posté par Analyse le 25/11/04
Il faut avoir des titres de la société depuis un certain temps pour percevoir un dividende? si ce n'est pas le cas n'importe qui pourrait-il acheter des titres de la société lorsqu'il apprend qu'elle va en distribuer?

Merci pour la réponse, je me pose la question depuis longtemps

Webmaster : Il suffit de détenir des titres la veille du détachement du dividende pour les percevoir. Mais le jour du détachement des dividendes, le prix de l'action baisse du montant du dividende (à quelques pourcents près).




dividendes posté par Lyprevost le 06/11/03
Il est donc impossible de réaliser une plus value en achetant un titre la veille du détachement de son dividende et en le revendant quelques jours plus tard??Merci pour la réponse

Webmaster : Oui. Supposons un titre qui cloture à 12 euros. Dans la nuit, un dividende de 0,5 euro est détaché. Le cours de référence du lendemain pour le calcul de la variation sera : 12 - 0,5 = 11,50.



dividende de titre participatif ? posté par Yanni126 le 23/02/03
pour un titre participatif, est-ce un revenu d'obligation ou d'action?


dividendes posté par Jung123 le 25/11/02
merci pour la clarte de cet article mais il serait interessant de connaitre les dates habituelles de distribution des dividendes


dividendes posté par Herman le 12/03/01
l'article etait tres clair
cependant j'aurais voulu vous demander a quellerubrique(page) puis-je trouver le calendrier de la distribution des dividendes des actions cotees sur le sbf
merci de me repondre a mon adresse e-mail
hermanomarcel@hotmail.com
merci d'avance



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