La consolidation est un élément essentiel de la comptabilité. Indispensable mais aussi obligatoire pour les groupes, la consolidation permet d'afficher une image fidèle de la réalité d'une entreprise. Ainsi, si une entreprise détient 98% d'une autre par exemple, la consolidation de la comptabilité est obligatoire.
La consolidation consiste donc à substituer aux titres détenus par la société mère sur ses filiales, à la réalité comptable de la filiale. Autrement dit, les titres de participation sont supprimés et remplacer en intégrant les capitaux propres, les dettes, etc. de la filiale dans des comptes dits consolidés. Les
comptes consolidés regroupent les comptes de la société et les comptes des filiales. C'est au
consolideur qu'est confié cette tâche délicate.
| | | le périmètre de consolidation |
La consolidation se doit tout de même de respecter un certain nombre de règles. Ainsi il ne suffit pas de regrouper les comptes. En effet, on ne consolide pas de la même façon une entreprise dont on détient 3% et une entreprise dont on détient 90%.
Il existe trois types de périmètres de consolidation qui impliquent le type de consolidation des comptes.
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le contrôle exclusif : la société, dite société mère, contrôle plus de 50% des droits de vote d'une autre société (contrôle dit majoritaire) ou elle nomme la majorité des dirigeants (contrôle de fait) ou bien encore la nature des contrats liant les deux sociétés impliquent un contrôle contractuel;
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le contrôle conjoint : la société mère contrôle une société avec une autre société. Il peut s'agir par exemple des
joint-ventures, où deux sociétés en contrôlent une troisième;
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l'influence notable : certes la société mère ne contrôle pas totalement l'autre société, mais elle détient au moins 20% des droits de vote.
Ce contrôle déterminera la nature de la consolidation. Mais attention, le calcul de détention du capital ou des droits de vote d'une entreprise sur une autre peut être complexe.
Prenons le cas d'une entreprise X détenant 78% d'une entreprise Y. L'entreprise Y détient elle 83% d'une entreprise Z. L'entreprise X détient donc de façon indirecte :
78% x 83% = 64,74% de l'entreprise Z
L'entreprise Z est donc contrôlée exclusivement par la société X, et peut être ainsi consolidée par la société mère X.
| | | les types de consolidation |
Une fois le type de contrôle pour chaque société, il convient d'appliquer la méthode de consolidation. A chaque type de contrôle, un type de consolidation.
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l'intégration globale : le contrôle se doit d'être exclusif. Tous les comptes de la filiale sont consolidés à hauteur de 100%, et on voit apparaître une ligne
Intérêts minoritaires au niveau du passif du groupe. Celle-ci regroupe le montant correspondant au capital de la filiale non détenue par la société mère;
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l'intégration proportionnelle : la société mère détient par exemple 40% de la filiale, ainsi seulement 40% du montant des comptes seront intégrés au groupe;
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la mise en équivalence : Dans les comptes consolidés, la consolidation par mise en équivalence se retrouve dans la ligne "
quote-part dans les résultats des entreprises mises en équivalence". Les titres de participation sont en réalité recalculés pour en déterminer la valeur réelle.
Mais attention. La consolidation ne se borne pas à ces quelques calculs. Elle nécessite un travail approfondi au niveau des
retraitements et de retraitements des
opérations réciproques. Ainsi les chiffres d'affaires peuvent être recalculés. Si la filiale vend des biens à sa société mère, ce montant ne peut à la fois apparaître dans le chiffre d'affaires de la filiale et les achats de biens de la
société mère. Il en est de même pour l'évaluation des titres de participations, les amortissements, les provisions, les impôts sur les bénéfices, les
dividendes ou encore le résultat.
Une fois consolidés, les comptes se présentent sous la forme d'un compte de résultats consolidé, d'un
bilan consolidé et d'annexes.