Bien peu d'institutions financières se placent à un niveau supra-étatique, à savoir au dessus des Etats. Le Fonds Monétaire International ou encore l'ONU sont de ceux là, mais ceux ne sont pas les seuls. Ainsi l'Organisation de la Conférence Islamique fondée en 1969 et dans son sillage, la Banque Islamique de Développement, aident les Etats à se développer et améliorent le niveau de vie de leurs citoyens.



Téléchargez gratuitement
le guide des premiers pas


La Banque Islamique de Développement ou BiD est une institution financière créée en 1975 et dont le siège se trouve à Djeddah, en Arabie Saoudite -ville où est implantée l'Organisation de la Conférence Islamique -. Au même titre que le FMI, la BiD est constituée de plusieurs membres. Ces 56 états membres du BiD font partis de l'OCI, et s'engagent à verser leurs contributions ainsi qu'à respecter les décisions de la BiD. Ces contributions servent à aider les membres les moins développés de l'organisation.

La Banque Islamique de Développement s'est fixée deux missions principales, à savoir :
Favoriser le développement de ses Etats membres;
Favoriser le progrès social au sein des Etats membres.

Ces missions ont toutefois une réserve majeure. Point question d'appliquer les règles financières classiques. La BiD se doit de respecter les principes de la finance islamique. Celle-ci interdit par exemple l'intérêt jugé haram (illicite) par nature. La location avec option d'achat ou le crédit bail sont donc monnaie courante pour permettre, malgré l'interdiction de l'intérêt, la mise en place d'opérations financières d'envergure.

Les moyens pour obtenir ces objectifs sont multiples. La BiD peut ainsi soit intervenir directement en apportant des capitaux, soit elle prête de l'argent sous la forme de LOA ou crédit bail. Les secteurs concernés par ces aides sont nombreuses. Ainsi le Maroc a reçu des aides de la Banque Islamique de Développement pour financer une centrale à turbines à gaz, de l'importation de pétrole ou encore une centrale électrique. La BiD se concentre principalement sur les secteurs économiques majeurs (industrie, agro-alimentaire), ainsi que sur les infrastructures. La BiD se fait aussi connaître du grand public à travers ses actions de formations. Elle finance des bourses d'Etudes, elle remet des prix scientifiques, ou encore organise des forums d'études. L'objectif est toujours le même, former les élites aujourd'hui afin de favoriser les développements de demain.

A ce jour, la BiD compte 56 membres (57 pour l'OIC) qui sont : Comores, Syrie, Albanie, Bangladesh, Somalie, Burkina Faso, Tchad, Cameroun, Kazakhstan, Egypte, Togo, Turquie, Ouganda, Yémen, Tadjikistan, Djibouti, Tunisie, Ouzbékistan, Afghanistan, Gabon, Indonésie, Gambie, Jordanie, Guinée, Iran, Irak, Kyrgyz, Liban, Maldives, Mali, Mauritanie, Maroc, Pakistan, Mozambique, Niger, Palestine, Qatar, Koweït, Sierra Leone, Cote d'Ivoire, Brunei, Guinée Bissau, Libye, Malaisie, Nigeria, Oman, Bahreïn, Algérie, Azerbaïdjan, Bénin, Turkménistan, Emirats Arabes Unis, Arabie Saoudite, Soudan, Surinam, Sénégal.


Téléchargez gratuitement
le guide des premiers pas

Le budget de la BiD n'est bien sur pas au niveau de ses homologues comme le FMI ou la Banque Mondiale, mais ses interventions précises et limitées permettent d'accroître son efficacité dans les secteurs et les zones géographiques concernées. La BiD est un élément majeur du développement de certains pays, notamment des pays africains.

Commentaires