L'action ordinaire est l'action la plus répandue dans la constitution du capital des sociétés. Elle est représentative d'une part du capital social. Plusieurs types de sociétés sont composées d'actions, à savoir :
- la
Société Anonyme ou SA -la forme la plus répandue en bourse-
- et la
Société en Commandite par Actions ou SCA.
Lors de la création, les
actionnaires décident de mettre en commun des apports en numéraire (argent) et des apports en nature (immeubles, matériels...) et dans certains cas des apports en industrie (carnet d'adresses par exemple). La totalité de ces apports constituera le capital initial de la firme. Ainsi chaque
actionnaire recevra en contrepartie de son apport, un nombre d'
actions proportionnel à sa part dans le capital. Le montant minimal des Sociétés Anonymes (S.A.) a été fixé à 37.000€ (225.000€ pour les sociétés faisant appel publique à l'épargne).
Par la suite, la société pourra faire appel à de nouveaux
actionnaires afin d'augmenter son capital. L'
actionnaire d'une société cotée participe ainsi au même titre que les fondateurs ou les
actionnaires principaux au financement de l'entreprise.
Afin de connaitre le capital social d'une société cotée, il vous suffit simplement de rechercher sur une cote boursière (journaux financiers) le nombre d'actions en circulation et de le multiplier par le nominal. Prenons l'exemple de Valéo, dont le capital au 5 juillet 2005 est composé de 77.483.626 titres en circulation pour un nominal de 3€, le capital social était donc de 232.450.878€ (3 × 77.483.626).
Supposons maintenant que vous déteniez 125
actions. Il vous suffit de diviser votre nombre d'actions par le nombre d'actions total pour connaitre le
pourcentage de capital que vous détenez. Dans ce cas, vous détenez (125 / 77.483.626) = 0,000161% du capital.
C'est peu mais c'est autant que vous percevrez sur le montant des résultats distribués.
Pour un actionnaire particulier, la détention d'une
action ordinaire
offre davantage de
droits que de devoirs. En tant qu'actionnaire, un particulier ne
risque pas de se voir poursuivre en cas de mauvaise
gestion ou de catastrophe écoogique. Le seul inconvénient de la détention d'
actions est le risque de
perte de son
investissement.
| | Quels sont les droits attachés à une action ? |
Chaque action ordinaire s'acompagne de différents droits qui en font toute sa valeur, à savoir :
droit aux dividendes
En cas de
distribution des résultats de la société, l'actionnaire recevra en proportion de son pourcentage dans le capital, des
dividendes. Il n'est pas autorisé pour une société de favoriser tel ou tel actionnaire en versant davantage de
dividendes à un actionnaire alors que ce dernier détient la même catégorie d'actions. Ainsi, vous êtes garanti d'être traité au même rang que l'ensemble des actionnaires.
Droit de vote
Le
droit de vote est en
France fortement valorisé puisqu'il peut représenter jusqu'à 40% de la valeur d'un titre. Ce
droit de vote attaché à toute action ordinaire permet à son détenteur de faire entendre sa voix lors des assemblées générales.
Ainsi le véritable détenteur du pouvoir dans une entreprise est celui qui détient la majorité des droits de vote, et non la majorité du capital.
Les évènements récents à
Eurotunnel ont démontré que des particuliers qui savaient s'unir avaient la possibilité de faire entendre leurs voix. Mais dans la pratique, les décisions des assemblées générales sont décidées en grande partie par les actionnaires majoritaires.
L'
Action à Dividende Prioritaire est une action ordinaire auquelle on a retiré le droit de vote en contrepartie d'un
dividende majoré.
Droit au boni de liquidation
En cas de
liquidation judiciaire, et si l'actif est supérieur au
passif, le liquidateur judiciaire redistribuera le solde de l'actif aux actionnaires. En pratique, il est très rare qu'une société en
liquidation judiciaire dispose de suffisamment d'actifs à distribuer aux actionnaires.
Droits patrimoniaux
Chaque détendeur d'action peut transmettre à ses héritiers ses titres. Cette transmission se déroule naturellement sans accord préalable des autres actionnaires. Pour les
SARL, la transmission des parts sociales est bien plus complexe.
L'action ordinaire a de nombreux hybrides tels que l'action à dividende prioritaire ou l'action à
bon de souscription d'action, etc.