A sa sortie de Dauphine, il ne se doutait pas que quelques décennies plus tard, il serait à la tête d'un des plus grands équipementiers dans le monde, Valéo. Né en 1952, Thierry Morin suit une scolarité classique qui se conclu par une maîtrise de gestion à l'Université Paris IX de Dauphine. Sa carrière est exemplaire. Il la débute au sein de l'entreprise Burroughs et travaillera ensuite pendant dix années au sein du groupe Schlumberger.



Durant ces dix années, il évoluera au sein de postes financiers. Thierry Morin sera ainsi contrôleur financier de la branche électrique ou encore chef comptable de Schlumberger Europe. Il quittera finalement ce groupe pour partir à Los Angeles. Il devient alors Directeur Générale adjoint de la division ISD de Thomson Consumer Electronics.

Mais il connaît ses plus belles réussites au sein de Valéo. Il intègre l'équipementier automobile en 1989 en tant que directeur financier du département Produits Embrayages. Une nouvelle fois, il gravit les échelons d'un groupe qu'il apprend à connaître. En 1996, Thierry Morin sera l'un des directeur des opérations financières, stratégiques et des achats. Quatre ans plus tard, en 2000, il devient Directeur Général en charges des finances, des opérations stratégiques et des systèmes d'informations. Dans le même temps, un poste de membre au comité exécutif lui est attribué. C'est la dernière étape avant le niveau ultime.

En mars 2001, Thierry Morin devient président du directoire d'un des plus puissants équipementiers du monde, Valéo. En mars 2003, il en devient le président directeur général. Il succède ainsi à Noël Goutard, l'un des patrons français les plus emblématiques des années 90.

Le mardi 4 mars 2008, il est nommé président du conseil d'administration de l'Institut National de la Propriété Industrielle, plus connu sous le nom d'INPI.

Fin mars 2009, il est poussé vers la sortie pour divergences stratégiques. Mais son parachute dorée fait polémique. Le tribunal de commerce de Nanterre l'oblige même à rembourser sa prime de départ. Au moment de sa démission, Valéo venait de recevoir des subventions de l'Etat pour passer le cap de la crise financière de 2008.